2 min de lecture Prostitution

Paris : le meurtrier présumé d'une prostituée chinoise aux assises

Le meurtrier présumé d'une prostituée chinoise en 2012 comparaîtra aux assises de Paris mercredi. Il avait partiellement reconnu les faits.

Un ex-instituteur accusé de trafic d'armes sera fixé sur son sort mercredi 12 novembre. (Illustration)
Un ex-instituteur accusé de trafic d'armes sera fixé sur son sort mercredi 12 novembre. (Illustration) Crédit : AFP / FRANCK FIFE
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Yuan'é Hu, 56 ans, avait été retrouvée morte en 2012, violée puis étranglée par un client. Son corps avait été retrouvé dans un appartement du quartier République, loué avec d'autres filles pour se prostituer. Elle résidait non loin de là dans un autre logement, avec huit autres prostituées.

Son meurtrier présumé, Tarek Shaban Bin Ziaed, un Egyptien de 26 ans, a été interpellé grâce à des photos tirées de la vidéosurveillance, qui l'avait notamment filmé à sa sortie de l'immeuble où le corps a été découvert le 2 août 2012. Il comparaît mercredi 12 novembre aux assises.  Après avoir nié, il a partiellement reconnu les faits, confondu par la présence de son ADN sur la victime et la lanière d'un sac qui a servi à l'étrangler.

Arrivée en France huit mois avant le meurtre

Originaire de Fuzhou, dans l'est de la Chine, Yuan'é Hu était arrivée en France huit mois plus tôt. D'une famille d'agriculteurs, sans emploi avec une fille à charge, elle était venue tenter sa chance en France où elle avait demandé l'asile politique, dit Laurent Gryner, avocat de sa fille, partie civile.

Comme elle, de très nombreuses Chinoises, attirées par un prétendu Eldorado européen, se retrouvent à faire le trottoir ou à se prostituer dans des appartements ou des salons de massage des quartiers de Belleville, République, Strasbourg-Saint-Denis mais aussi dans le quartier chinois du 13e arrondissement, constate la direction centrale de la police judiciaire.

Le meurtrier présumé avait déjà agressé d'autres prostituées

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"Difficile d'évaluer leur nombre", explique Tim Leicester, responsable du "Lotus bus" créé il y a dix ans par Médecins du Monde pour leur apporter écoute et soutien. "Âgées de 45 ans en moyenne, ce sont des femmes qui ont travaillé, ont une famille en Chine et se sont retrouvées face à des difficultés -licenciement, faillite, divorce- qui les ont poussées à venir travailler en France. Ce sont pour l'essentiel des citadines. Parmi elles, il y a d'anciennes chefs d'entreprise, enseignantes, infirmières ou ouvrières", détaille-t-il.

"Dans cette affaire, le meurtrier présumé de Yuan'é Hu était connu pour avoir déjà agressé d'autres filles qui n'avaient pas porté plainte", relève le responsable du "Lotus bus", "si elles l'avaient fait, ce meurtre aurait peut-être pu être évité".

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