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On refait le monde : la condamnation des salariés de Goodyear est-elle proportionnée ?

REPLAY - Écoutez ou réécoutez On refait le monde de Marc-Olivier Fogiel du 12 janvier 2016.

Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
ON REFAIT LE MONDE du 12/01/2016
31:31
micros
La rédaction numérique de RTL

On refait le monde avec :
- Rokhaya Diallo, fondatrice de l'association Les Indivisibles
- Elizabeth Levy, la rédactrice en chef de Causeur
- Yves Thréard, le directeur-adjoint du Figaro
- Roland Cayrol, le politologue

La décision de justice est tombée mardi 12 janvier pour les anciens salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord qui, en 2014, avaient séquestré deux de leurs patrons pendant une trentaine d'heures. Huit anciens salariés ont été condamnés à une peine de 24 mois de prison, dont 9 ferme. Le parquet avait demandé, le 24 novembre dernier, 2 ans d'emprisonnement dont un avec sursis. Cette décision a cependant du mal à passer chez les salariés, qui ont l'impression que la justice française a voulu faire un exemple pour rassurer le patronat.

 Le politologue Roland Cayrol y voit effectivement un symbole mais il rappelle que les patrons séquestrés avaient renoncé à porter plainte. "Je trouve que l'addition est vraiment lourde", nuance cependant le chercheur pour des salariés qui luttaient pour leur emploi. Si, par leurs actes, les ex-salariés de Goodyear s'étaient effectivement mis en dehors de la légalité, il déplore une condamnation à de la prison ferme.

Une double-peine pour les condamnés ?

Pour Yves Thréard, les salariés condamnés ne feront pas de prison ferme car leur peine est inférieure à un an, et qu'ils devraient par conséquent bénéficier d'un aménagement de peine. Le directeur-adjoint dénonce la multiplication des débordements dans les conflits sociaux en France, avec des "prises d'otages des cadres supérieurs qui font les frais d'un anarcho-syndicalisme violent".

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Rokhaya Diallo rétorque les patrons de Goodyear avaient confié que leur intégrité physique n'avait jamais été remise en cause pendant la crise sociale en 2014. "Quand on parle de proportionnalité, 9 fois fermes, qu'ils soient effectués ou non, c'est énorme", s'indigne Rokhaya Diallo, qui souligne que cet acte n'était pas prémédité. Elizabeth Levy comprend qu'il y ait des sanctions après des actes "graves" comme ceux des ex-Goodyear mais, selon elle, la justice a eu "la main un peu lourde". La rédactrice en chef du Causeur s'interroge sur la "double-peine" infligée aux salariés lorsque l'entreprise américaine a fermé la porte au dialogue pendant la crise qui a agité l'entreprise.

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