2 min de lecture L'heure du crime

Occitanie : L'affaire de la grotte sanglante

PODCAST - Deux personnes sont accusées d’avoir tendu un guet-apens mortel à un homme apparemment sans histoire, retrouvé au fond d’une grotte située sous la ville de Sète, dans l’Hérault.

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L’affaire de la grotte sanglante. Crédit Image : AFP | Crédit Média : Jacques Pradel | Durée : | Date : La page de l'émission
Jacques Pradel
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Jacques Pradel et ses invités font le point sur une ténébreuse affaire dont tout le monde parle depuis six ans dans le département de l’Hérault, et en particulier dans la ville de Sète. Tout commence par une disparition mystérieuse. Le 23 juin 2014, Patrick Isoird, 49 ans, employé comme chauffeur à l’hôpital de Sète, disparaît en fin d’après-midi. Trois semaines plus tard, le 17 juillet, son corps à moitié calciné, est retrouvé à l’intérieur d’une galerie souterraine, qui s’enfonce sous le mont Saint-Clair, tout près du cimetière où est enterré Georges Brassens. L’autopsie établit qu’il a été ligoté, puis abattu de deux coups de fusil de chasse, sans doute quelques heures à peine après sa disparition. Ce sont des tatouages qui ont permis l’identification formelle de la victime. Une tête d’indien sur l’épaule, et l’effigie de Jim Morrison, le chanteur des Doors, dans le dos.

Le 23 juin, Patrick Isoird avait dit à des collègues de travail, qu’il avait rendez-vous avec une jeune femme, Audrey, une ancienne copine, qui avait renoué le contact avec lui depuis quelques semaines. Il devait la retrouver à un arrêt de bus, en face de l’entrée du cimetière. C’est d’ailleurs là que son scooter avait été découvert, avec, à l’intérieur, son téléphone portable, son blouson et son portefeuille.

Dès le début de l’enquête sur la disparition inquiétante de Patrick Isoird, deux personnes avaient été mises en garde à vue, puis relâchées faute de preuves : l’ancienne petite amie, Audrey, retrouvée grâce à ses communications avec le disparu, et un coiffeur de Sète, Rémy Chesne qui avait conduit la jeune femme au lieu de rendez-vous. Mais la découverte du corps relance immédiatement l’enquête et la juge d’instruction met les deux personnes en examen pour « séquestration, suivie de mort et assassinat ».

Audrey avoue très vite avoir joué le rôle d’appât pour entraîner la victime à l’intérieur de la grotte fatale, à la demande de Rémy Chesne.  Mais elle dit avoir ensuite quitté les lieux sans savoir ce qui s’était passé après. Le procès des deux co-accusés qui devait s’ouvrir en mars dernier a été reporté, pour cause d’épidémie, au tout début de l’année prochaine. Ils bénéficient jusque-là de la présomption d’innocence.

Quel a été le mobile de cet assassinat ? Des deux co-accusés, qui ment et qui dit la vérité ?

Nos invités

Yannick Philipponat journaliste au Midi Libre,
Frank Berton barreau de Lille avocat de Rémy Chesnes. 
Jean-Marc Darrigade, avocat de la famille Isoird. 
Marc Isoird, frère de la victime.

Soumettre une affaire

Vous pouvez à tout moment soumettre une affaire à Jacques Pradel. Laissez votre message avec les principales informations nécessaires à l'équipe de l'émission pour programmer, peut-être prochainement, ce fait-divers dans L'Heure du Crime.

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