2 min de lecture Justice

Nice : 14 prévenus soupçonnés de crimes, libérés après une erreur judiciaire

Les quatorze prévenus niçois d'une affaire de trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent, ont été remis en liberté après une erreur de la justice, qui les jugeait alors pour des délits et non pour des crimes.

La cour d'assises des Alpes-Martitimes, à Nice
La cour d'assises des Alpes-Martitimes, à Nice Crédit : Google Maps
WP_20170503_044%5b2535%5d
Joanna Wadel
et AFP

"Un cas d'école" judiciaire a abouti à la libération d'une quinzaine de prévenus à Nice. Au total, quatorze hommes, dont un trentenaire soupçonné d'être un poids lourd du trafic de drogue local, ont obtenu leur remise en liberté en raison d'une erreur de la justice, selon les informations obtenues ce mardi par l'AFP auprès de l'un de leurs avocats, confirmant une information de Nice-Matin

La qualification des faits les plus graves reprochés aux prévenus relevait de la cour d'assises, et non pas du tribunal correctionnel où les prévenus comparaissaient ce lundi 1er avril pour une audience relais. 

"C'est une situation totalement inédite, un cas d'école", a déclaré Me Paul Sollacaro, qui défendait un chauffeur de bus incriminé en fin de procédure en 2018, deux ans après le coup de filet qui avaient conduit les autres sous les verrous. 

Jugés par la mauvaise juridiction

"La juge, dans son ordonnance de renvoi, a inclus des crimes : direction d'un groupement en vue d'un trafic de stupéfiants et blanchiment aggravé", a expliqué le pénaliste. Or, le tribunal étant destiné à juger des délits, et non des crimes" s'est déclaré complètement incompétent (...) il a été obligé de lever les mesures coercitives" a poursuivi Me Sollacaro. 

À lire aussi
Un contrôle de l'attestation de déplacement dérogatoire dans le cadre du confinement en France le 23 mars à Lille coronavirus
Confinement : six mois de prison ferme pour une Audoise après des infractions

Les prévenus écroués ont donc été remis en liberté, et ceux soumis à un contrôle judiciaire ont pu quitter leur bracelet électronique. Des conséquences justifiées selon l'avocat, qui critique l'emballement de la police et de la justice dans cette enquête qui avait permis de saisir 600 kg de cannabis, 8 kg de cocaïne, une quinzaine de pistolets automatiques ou armes de guerre, et des véhicules volés. "C'est ce qui se passe quand on confond vitesse et précipitation", a t-il estimé.

Le prévenu principal reste en prison

Le principal protagoniste du dossier, lunettes fumées, cheveux gominés et physique d'athlète dans le box des prévenus, devrait rester en prison quelques mois afin de purger une condamnation pour une tentative d'évasion

Présenté par les enquêteurs comme une figure montante du banditisme niçois et déjà condamné pour des faits de trafic de stupéfiants, l'homme affichait un avantageux train de vie ; voiture de sport Lamborghini, vélos de compétition haut de gamme et voyages à travers le monde, pour assouvir une passion pour le triathlon et son épreuve reine, l'Ironman. Interrogé par l'AFP, le parquet a indiqué qu'il allait réagir pour relancer la procédure

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Erreur judiciaire Nice
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants