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Mort du petit Tony : sa mère 'aurait dû faire quelque chose', estime le père biologique

Le père biologique du petit Tony, battu à mort, a été entendu par la cour d'assises de la Marne, dans le cadre d'un procès qui doit durer quatre jours.

La salle des Assises d'un palais de justice (illustration).
La salle des Assises d'un palais de justice (illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Mort du petit Tony : sa mère 'aurait dû faire quelque chose', estime le père biologique
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Anne Le Henaff - édité par Pierre Griner

Au procès du petit Tony, cet enfant battu à mort par le compagnon de sa mère, la cour d'assises de la Marne a entendu, dans la matinée du mercredi 3 février, le témoignage du père biologique. Son récit rend compte que l'enfant n'avait aucune chance de s'en sortir, il n'y avait aucune bienveillance autour de lui.

Anthony Alvès ne se souvient pas très bien de l'âge qu'il avait quand son fils est né : "17 ou 18 ans. J'étais trop jeune, mais elle voulait le garder", soupire-t-il dans son sweat à capuche noir, les cheveux gominés ramenés en arrière. "Puis elle m'a quitté parce que je jouais trop aux jeux vidéos." Quelques semaines avant la mort de Tony, il remarque qu'il a des bleus, lui demande ce qui lui est arrivé, et l'enfant répond : "C'est le copain à maman".

- "Et vous avez fait quoi ?, lui est-il demandé au tribunal. 
- Rien. Allez savoir si c'est des bêtises ou pas.
- Est-ce que vous étiez à son premier jour d'école ?
- Non.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas, j'étais beaucoup occupé à ce moment.
- Et Caroline, la mère, elle était comment ?
- C'est une fille fragile. Elle a été battue, je ne sais pas par qui, pas par moi.
- Violée aussi.
- Ah oui, par quelqu'un de sa famille, elle avait dix-huit ans mais elle n'a pas voulu porter plainte."

"Elle aurait dû faire quelque chose"

Des photos de Tony ont alors été diffusées sur les écrans, montrant sur chacune d'elles un petit garçon blond et souriant. Sur son banc, Caroline, la mère, tremble, s'empourpre et se met à pleurer dans son masque. Derrière, l'accusé baisse la tête.

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"Elle aurait dû faire quelque chose", poursuit le père. "M'en parler. Je connaissais des gens à l'époque, je l'aurais récupéré. Mon fils, c'était tout pour moi, comme ma fille à l'heure actuelle."

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