1 min de lecture Justice

Mort du petit Lilian : son beau-père condamné à 30 ans de prison

Le beau-père de Lilian, un petit garçon décédé en 2017 d'un traumatisme crânien dans le Puy-de-Dôme, a été condamné à 30 ans de prison pour meurtre. Sa mère écope également de 2 ans de prison ferme.

La Cour d'assises de Riom a condamné le beau-père de Lilian à 30 ans de prison
La Cour d'assises de Riom a condamné le beau-père de Lilian à 30 ans de prison Crédit : Capture écran Google Street View
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Valentin Deleforterie et AFP

Plus de trois ans après la mort de Lilian, la justice a condamné son beau-père à 30 ans de prison pour meurtre. La mère du garçonnet devra quant à elle purger une peine de deux ans d'emprisonnement ferme pour "non-assistance à personne en danger", assortie d'un sursis de deux ans.

L'intention de tuer a été retenue contre Steven Gomes Rodrigues, 26 ans, qui avait admis violenter régulièrement l'enfant et sa compagne. 

"C'est un verdict juste et à la hauteur de la gravité des faits reprochés à Monsieur Gomes. Le verdict est juste également pour Laetitia Redon sachant que sa peine est proche du maximum" encouru de cinq ans, a déclaré Jean-François Canis, l'avocat du père de l'enfant.

Durant le procès, Steven Gomes Rodrigues a maintenu sa version d'une chute dans l'escalier pour expliquer le traumatisme crânien à l'origine du décès de Lilian, à leur domicile de Lempdes (Puy-de-Dôme). Le drame était survenu en l'absence de sa compagne, qui s'était absentée pour un rendez-vous médical. 

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L'autopsie avait ensuite révélé de nombreuses lésions, certaines anciennes, sur le corps du petit garçon : une dent cassée, des cheveux arrachés, et de nombreuses ecchymoses.

Son père biologique avait lancé l'alerte

Ni les médecins, ni les assistantes sociales qui suivaient la famille, ni l'infirmière de la protection maternelle et infantile, ni l'institutrice du garçon n'avaient constaté la moindre maltraitance.

Son père biologique n'a eu cesse de dénoncer des violences à partir de 2015, après avoir remarqué des traces sur la joue de son enfant. L'homme avait porté plainte et obtenu la garde de son fils avant qu'une nouvelle décision ne le contraigne à le rendre à sa mère, trois mois avant le drame.

"Son père a été le seul à dénoncer le calvaire de Lilian et à lui avoir offert une parenthèse d'amour, un peu de paix", mais "il criait dans le désert", a affirmé son avocate Anne-Laure Lebert.

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