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Mort de Naomi Musenga : "C'est peut-être l'affaire d'un État", déplore l'une des sœurs

DOCUMENT RTL - Louange Musenga, l'une des sœurs de Naomi, se félicite néanmoins qu'une enquête préliminaire a été ouverte et que l'opératrice du Samu a été suspendue à titre conservatoire.

Christophe Pacaud L'invité du Grand Soir Christophe Pacaud
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L'invité du Grand Soir du 09 mai 2018 Crédit Image : PIERRE ANDRIEU / AFP | Crédit Média : Agnès Bonfillon,Quentin Vinet | Durée : | Date :
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Agnès Bonfillon
Agnès Bonfillon et Quentin Vinet

Le parquet de Strasbourg a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire dans le cadre du décès en décembre de Naomi Musenga, une jeune maman de 22 ans, prise en charge tardivement par les urgences, après avoir d'abord été moquée au téléphone par une opératrice du Samu. L'opératrice a quant à elle été suspendue "à titre conservatoire".

Des avancées qui encouragent la famille de la victime. "C'est ce qu'on voulait et que ça aille si vite, c'est plutôt un soulagement parce que c'est une 'guerre' depuis quatre mois", explique sur RTL Louange Musenga, l'une des sœurs de Naomi.

Si la famille de la jeune femme dénonce l'attitude de l'opératrice et se félicite de sa mise à pied, elle estime également que les responsabilités sont multiples. "On pense qu'il n'y a pas qu'une personne qui est responsable", affirme Louange Musenga. 

Il faut que le gouvernement, dans tout ce qu'il dit, se bouge réellement.

Louange Musenga , l'une des sœurs de Naomi
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"On en veut à l'hôpital, mais pas seulement. Je pense que ce n'est pas seulement l'affaire d'un seul hôpital, mais peut-être même d'un État", lance-t-elle. Et d'ajouter : "Il faut que le gouvernement, dans tout ce qu'il dit, se bouge réellement". 

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Cela passe, pour Louange Musenga, par des conditions de travail correctes pour les personnels hospitaliers. Des conditions de travail parfois éprouvantes, mais qui ne doivent "pas être une raison pour ces personnes de pouvoir dégager des personnes et les renvoyer, en plus méchamment, vers SOS Médecins".

Aujourd'hui, Louange Musenga ne souhaite pas foncièrement de rencontrer la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. "Je n'attends pas de rencontrer quelqu'un, j'attends seulement que les gens fassent leur travail correctement".

Pour elle, le gouvernement doit à la fois, "proposer un budget pour que l'on puisse financer les hôpitaux correctement", mais aussi dispenser une formation correcte et être attentif au recrutement. "On n'attend pas une personne en particulier, mais si elle (Agnès Buzyn, ndlr) peut faire avancer les choses, tant mieux".

Aucun accompagnement

Les proches de Naomi espèrent maintenant que d'autres familles se feront connaître et dénonceront d'autres affaires. Louange Musenga explique d'ailleurs qu'"on a le droit de faire la demande de cet enregistrement".

De plus, elle réclame un droit à être accompagné face à cet enregistrement. "Nous ce qui nous a manqué, c'est qu'on a reçu l'enregistrement par courrier, mais personne ne nous a accompagné pour écouter".

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