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Mort d'Émile : 106 prélèvements ADN ont été effectués, combien de temps nécessitent les analyses ?

La campagne de prélèvement ADN étant terminée dans le Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), le temps de l'analyse est venu. Le général François Daoust, professeur de sciences criminelles, explique à RTL comment les laboratoires travaillent.

Le hameau du Haut-Vernet, où a disparu le petit Émile en 2023.

Crédit : Etienne Baudu / RTL

Disparition du petit Émile : "la comparaison des ADN mettra plusieurs jours à plusieurs semaines", prévient le Général François Daoust

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Amandine Bégot & La rédaction numérique de RTL

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Place à l'analyse. Ce lundi 20 avril 2026, RTL a appris qu'une vaste campagne de prélèvements ADN avait pris fin dans le Haut-Vernet, hameau tristement connu comme celui de la disparition du petit Émile en juillet 2023. 106 personnes, habitants de cette commune des Alpes-de-Haute-Provence ou visiteurs de passage, ont été convoquées ces deux derniers mois par la gendarmerie.

Ces 106 ADN vont être comparés avec les deux traces génétiques inconnues retrouvées sur les chaussures et les ossements du petit garçon, qui ne proviennent ni de la famille, ni d'une contamination des enquêteurs.

Mais combien de temps ces analyses peuvent-elles prendre ? "En réalité, cela peut aller très vite. Si vous avez des ADN complets du côté des deux profils génétiques retrouvés, en une journée, ils peuvent être comparés avec les 106 prélevés", explique le général François Daoust, ancien directeur de l'IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale), sur RTL.

Combien de temps ces analyses vont-elles durer ?

En revanche, si on n'a que des morceaux de cet ADN, un certain nombre de correspondances peuvent exister, laissant uniquement place à des "coïncidences fortuites", précise le professeur de sciences criminelles, ajoutant que ce cas de figure nécessite davantage d'investigations. Alors, le travail des enquêteurs, qui se fait à l'œil nu, peut prendre "des semaines"

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L'ancien directeur de l'IRCGN tient aussi à nuancer : "On ne sait pas réellement si ces ADN ont un lien direct avec la mort du petit Émile, avec le transport de ses restes ou si c'est une contamination extérieure", rappelle-t-il sur notre antenne. "Il y a tout un ensemble de protocoles à faire pour être sûr que nous sommes bien dans un profil qui a un lien avec Émile", ajoute l'expert.

Et si on ne retrouve aucune concordance entre les prélèvements ADN ? "Il faut orienter les recherches différemment", fait savoir François Daoust. Avec cette affaire, il ne faut exclure aucune piste. 

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