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Mont Blanc : 33 personnes bloquées dans des télécabines pendant une nuit

Les cabines du téléphérique étaient bloquées depuis jeudi 8 septembre après-midi. 33 personnes ont dû y passer la nuit.

Julien Sellier L'invité de RTL Petit Matin Julien Sellier
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Mont-blanc : pour Mathieu Dechavanne, une opération dans la nuit était "trop dangereuse" Crédit Image : JEAN-PIERRE CLATOT / AFP | Crédit Média : Stéphane Carpentier | Durée : | Date : La page de l'émission
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Stéphane Carpentier et Maxime Magnier

Jeudi 8 septembre, plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées coincées dans des télécabines reliant l'aiguille du Midi, en France, à la pointe Helbronner, en Italie. Après une intervention des services de secours, via notamment un hélicoptère, 33 personnes sont restées bloquées toute la nuit dans les cabines. Vendredi matin, le téléphérique a pu être remis en marche, a assuré à l'AFP l'exploitant de la remontée mécanique.

"C'est reparti il y a cinq minutes, le dernier câble (qui bloquait la machine, ndlr) a pu être décroisé", a déclaré à l'AFP Mathieu Dechavanne, PDG de la compagnie du Mont-Blanc, peu avant 8 heures. Les derniers passagers vont donc pouvoir rejoindre la terre ferme sans être hélitreuillés. Mathieu Dechavanne, gérant de la Compagnie du Mont-Blanc, a rappelé à RTL qu'"à l'origine, il y a eu 110 personnes" dans les cabines, celles-ci s'étant retrouvées "bloquées suite à des croisements de câbles". 

Des risques trop importants

Ce type d’événement, selon Mathieu Dechavanne, "arrive soit parce qu'il y a du vent en rafale, soit parce qu'il y a un arrêt subi". Jeudi 8 septembre au soir, les secours ont pu évacuer "65 personnes avec quatre hélicoptères, puis douze [autres] à minuit". Pour les personnes restantes, Mathieu Dechavanne expliquait dans la nuit qu'il était trop risqué de les évacuer avant la levée du jour. Cela était "trop dangereux de faire venir des hélicoptères avec un secouriste pendu en dessous". Il y avait, précisément, un risque "que la machine tape le câble et tombe", d'après lui.

Durant la nuit qu'ont passée les 33 personnes bloquées, Mathieu Dechavanne rapporte des conditions météorologiques froides : "2°C à cette altitude (entre 3850 et 3460 mètres, ndlr)", même si les cabines étaient "fermées hermétiquement" et que la température y était certainement de "5 à 10°C". Quoi qu'il en soit, le gérant de la Compagnie du Mont-Blanc rappelle que les "cabines sont équipées avec des couvertures de survie" et que les secouristes en ont apporté davantage durant leur mission, tout comme "de l'eau et de la nourriture"

Personne n'a eu de problème médical lors de la nuit

Mathieu Dechavanne, PDG de la compagnie du Mont-Blanc
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Surtout, il évoque une opération qui "s'est bien passée" et assure que "personne n'a eu de problème médical lors de la nuit". Finalement, pour l'évacuation finale, Mathieu Dechavanne affirme que "le secouriste [hélitreuillé] rentre dans la cabine, met un harnais à chaque client et le remonte dans l'hélicoptère" avant qu'il ne soit déposé au sol. Pour ce faire, il explique que ce sont "les gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix" qui sont chargés de la mission.

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