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Meurtre à Calais : le suspect n'était pas sous le coup d'une interdiction de territoire

REPLAY - Le suspect interpellé après le meurtre de Chloé, âgée de 9 ans, à Calais, n'était pas interdit de territoire.

Calais : photo du lieu où Chloé a été enlevé le mercredi 15 avril
Calais : photo du lieu où Chloé a été enlevé le mercredi 15 avril
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Meurtre à Calais : le suspect n'était pas sous le coup d'une interdiction de territoire
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Thomas Prouteau & La rédaction numérique de RTL & AFP

Le suspect interpellé après l'enlèvement, le viol et le meurtre à Calais de Chloé, 9 ans, a reconnu immédiatement en garde à vue son "implication" dans la mort de l'enfant. Interpellé quelques minutes après la découverte du corps dénudé dans un bois, le suspect a déclaré n'être arrivé à Calais que quelques heures plus tôt.

Un taux d'alcoolémie élevé

Le suspect a raconté aux enquêteurs être arrivé le matin même à Calais pour aller voir sa sœur à Southampton en Angleterre, sans toutefois posséder de titre de transport. L'après-midi, poursuit le procureur, il décide de garer son véhicule, "une voiture rouge avec des barres sur le toit", rue Bossuet pour boire une bière, a indiqué le procureur. Chloé s'approche alors de lui et "l'arrose à l'aide d'un pistolet à eau".

Tout se passe alors très vite : il empoigne la fillette et la fait monter de force à l'arrière de sa voiture avant de gagner le bois Dubrulle, où l'agression sexuelle et la mort de la fillette auraient eu lieu. Il présentait à son interpellation un taux d'alcoolémie de 0,57 mg par litre d'air expiré.

Un mandat d'arrêt européen

Le suspect a bien été condamné deux fois en 2004 à quatre ans de prison et en 2010 à six ans par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer pour dans les deux cas des extorsions avec violence, des vols aggravés et une séquestration ou tentative de séquestration. Toutefois, a précisé le magistrat, l'interdiction du territoire français, qui avait été prononcée en 2014 par le même tribunal, n'était "pas applicable" au regard des infractions reprochées au délinquant polonais lors de son jugement et donc invalide juridiquement. 
 
Cette condamnation était donc illégale au vue des délits pour lesquels il avait été condamné. Ils n'avaient pas le droit de le condamner à cette interdiction de territoire. En 2014, le procureur l'a constaté. Il a été renvoyé à Varsovie pour un mandat d'arrêt européen émis par la Pologne pour un cambriolage commis dans les années 2000. Cette peine n'est donc pas rentrée dans les fichiers de police français. Selon le procureur de Calais, il avait le droit d'être en France. Il n'était pas sous le coup d'une interdiction de territoire. 

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