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Metz : neuf jeunes incarcérés pour avoir extorqué des prostitués

Les suspects, dont six sont mineurs, se faisait passer pour des clients avant d'agresser les jeunes femmes.

Maison d'arrêt de Metz-Queuleu (Image d'illsutration).
Maison d'arrêt de Metz-Queuleu (Image d'illsutration).
Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
Florine Boukhelifa & AFP

Les faits se sont produits entre le 27 janvier et le 20 novembre 2020. À Metz, neuf jeunes, dont six mineurs, ont été incarcérés après une série d'agressions commises sur des prostituées. Ils dérobaient les recettes de leur activité, a annoncé vendredi 18 décembre la sûreté départementale de la Moselle.

Les suspects, âgés de 17 à 18 ans, ont été interpellés entre le 1er et le 15 décembre à l'issue "d'une enquête minutieuse". Ils ont ensuite été mis en examen pour extorsion avec arme, a indiqué Sabine Hurault, adjointe au commandant de la Sûreté départementale. Les neuf jeunes, tous originaires de Metz, ont été "incarcérés dans différents établissements pénitentiaires", selon un communiqué de la Sûreté.

Les "têtes pensantes" du groupe étaient deux mineurs de 17 ans "qui avaient imaginé le mode opératoire" et "incité les sept autres à les rejoindre", selon cette même source. Les suspects se faisaient passer pour des clients des prostituées, qui prenaient leur rendez-vous via internet dans des logements de location à Metz. L'un des jeunes se rendait alors au lieu convenu, profitait de la prestation et, au moment de partir, ses complices rentraient dans l'appartement pour menacer ou agresser la ou les prostituées présentes.

Au moins huit victimes

Les victimes ont fait état d'"agressions violentes (...) : menaces avec une arme de poing, coups infligés avec la crosse ou portés à main nue, aspersion avec du gaz lacrymogène, cheveux rasés pour l'une d'entre elles", indique le communiqué de la Sûreté. "Dans la majorité des cas", ils repartaient avec la recette des victimes, "s'élevant souvent à plusieurs milliers d'euros", voire 10.000 euros dérobés lors de l'une des agressions. Ils ont également fait main basse sur "des téléphones, des moyens de paiement et autres effets de valeurs" appartenant à leurs victimes.

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Au total, huit femmes de nationalité étrangère, Brésilienne, Roumaine, Espagnole, Dominicaine ou Ukrainienne, ont été extorquées, a précisé Sabine Hurault. Selon le communiqué, les enquêteurs n'excluent pas "que d'autres faits aient pu être commis sur d'autres prostituées mais non portés à la connaissance des services de police".

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