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Manifestation anti-passe sanitaire à Paris : prison avec sursis pour deux hommes

Les deux hommes, un Beauvaisien de 20 ans et un quadragénaire, étaient notamment jugés pour des violences sur les forces de l'ordre.

La salle d'audience d'un tribunal (illustration)
La salle d'audience d'un tribunal (illustration)
Crédit : BORIS HORVAT / AFP
Florine Boukhelifa & AFP

À Paris, 25 personnes avaient été placées en garde à vue à l'issue des rassemblements, marqués par quelques heurts, qui ont réuni 14.250 manifestants dans la capitale et 204.090 en France. Cinq d'entre elles ont été déférées au tribunal pour y être jugés en comparution immédiate. Lundi 2 août, deux hommes ont été condamnés à des peines de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour, notamment, des violences sur les forces de l'ordre lors de la manifestation de samedi dernier contre le passe sanitaire.

Le premier, 20 ans, habitant à Beauvais, est soupçonné d'avoir, "visage dissimulé" et casquette sur la tête, jeté des projectiles sur les forces de l'ordre, lors de la dispersion du cortège près de la place de la Bastille. Au moment de son interpellation, il a donné "des coups de pied et de poing" à deux gendarmes et a montré "une résistance très forte", ont témoigné ces derniers sur procès verbal.

Le jeune homme, titulaire d'un bac en menuiserie et actuellement en service civique à Pôle emploi, a nié toute violence, expliquant avoir "résisté" mais sans porter de coups après avoir été "malmené" par les gendarmes mobiles. Il a été condamné à un mois de prison avec sursis et 400 euros de dommages et intérêts pour les deux gendarmes. "C'est honteux !", s'est écrié son père, en quittant la salle d'audience où de nombreux soutiens aux prévenus avaient pris place.

Un rappel à la loi et cinq dossiers classés sans suite

Le deuxième homme, agent municipal de 46 ans, comparaissait pour avoir insulté un policier, lui avoir donné un coup de pied et s'être débattu lors de son menottage. Il a reconnu avoir frappé "le mauvais fonctionnaire", après avoir vu un autre porter un coup de bouclier à une femme, et avoir proféré des insultes lors de son interpellation en réponse à celles des forces de l'ordre. Il s'est excusé auprès du policier qui assistait à l'audience, présence "très rare" soulignée par le parquet. Le quadragénaire a été condamné à trois mois de prison avec sursis et 300 euros de dommages et intérêts.

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Le ministère public avait requis trois et cinq mois de prison avec sursis contre les deux hommes, au casier judiciaire vierge. Les trois autres suspects n'avaient pas encore comparu lundi en fin d'après-midi.

Parmi les personnes gardées à vue, douze autres ont été déférées lundi au tribunal en vue d'éventuelles poursuites. Un autre suspect a fait l'objet d'un rappel à la loi et cinq procédures ont été classées sans suite, selon un décompte du parquet de Paris. Le cas de deux mineurs a été transmis aux parquets de leur lieu de domiciliation.

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