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Magnanville : qui sont les deux policiers victimes de Larossi Abballa ?

PORTRAITS - L'homme de 42 ans travaillait aux Mureaux depuis deux ans. Sa compagne était secrétaire du commissaire de Mantes-la-Jolie.

Un policier dépose des fleurs devant le domicile du couple de policiers tué à Magnanville, dans les Yvelines
Un policier dépose des fleurs devant le domicile du couple de policiers tué à Magnanville, dans les Yvelines
Crédit : SIPA
Magnanville, qui sont les deux policiers victimes de Larossi Abballa
03:16
Cindy Hubert & Ludovic Galtier

Le terrorisme a encore frappé en France. Sept policiers et militaires ont désormais perdu la vie dans des attaques islamistes depuis l'affaire Mohamed Merah, il y a quatre ans. Bernard Cazeneuve a parlé d'"un acte terroriste abject" pour qualifier le geste de Larossi Abballa. Ce Français de 25 ans se revendiquant de l'État islamique a poignardé mortellement à neuf reprises un commandant de police devant son domicile, un pavillon situé à Magnanville, dans les Yvelines. Il s'est ensuite retranché à l'intérieur avant d'être tué dans un assaut du Raid. Dans la maison, les policiers ont retrouvé le corps de la compagne du commandant de police et son petit garçon de 3 ans indemne.

Le policier de 42 ans travaillait aux Mureaux. Sa compagne était secrétaire au commissariat de Mantes-la-Jolie. Cela fait quinze ans que le policier travaillait dans les Yvelines à la sécurité publique puis à la Bac et enfin commandant depuis presque deux ans aux Mureaux. Très apprécié, il comptait de nombreux amis parmi ses collègues. Sa femme était secrétaire du commissaire à Mantes-la-Jolie et impliquée dans la vie associative. Le petit de 3 ans a un demi-frère d'une dizaine d'années issu d'un premier mariage. C'est quand ils pensent aux enfants que les collègues ont les larmes aux yeux. Tous attendent ici de comprendre : pourquoi eux, pourquoi ce couple a-t-il été assassiné sauvagement à domicile dans leur petit pavillon ?

Les policiers vont avoir peur en dehors de leurs heures de service, c'est gravissime

Yves Lefebvre du syndicat SGP FO

À l'intérieur du commissariat, au lendemain de cette attaque, un policier raconte : "Les collègues pleurent assis dans les couloirs, les gestes anodins qu'ils font tous les jours au travail sont si durs ce matin." Le commissariat va rester ouvert ce 14 juin. Beaucoup ont passé la nuit ici et vont travailler car c'est un moyen pour se relever et être ensemble. Mais un cap a été franchi dans l'horreur pour Yves Lefebvre du syndicat SGP FO.

"Une immense peine. Aujourd'hui, les 140.000 policiers de tout grade, de tout corps sont tristes, sont malheureux. Il n'y a pas de mot pour expliquer ce qu'on ressent aujourd'hui. On a malheureusement l'habitude de mourir en service mais (pas) en dehors du service. C'est la première fois qu'un policier, son épouse, son gamin... Il y a eu une recherche, il y a eu une filature de notre collègue pour qu'il soit odieusement assassiné devant chez lui. On est à l'abri de rien, ni de personne. Les policiers vont avoir peur en dehors de leurs heures de service. C'est gravissime." Plusieurs syndicats réclament donc que les policiers puissent porter leur arme en dehors de l'état d'urgence. Une rencontre est prévue dans la soirée du 14 juin avec Bernard Cazeneuve. 

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