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Lubrizol : "léger" impact sur la concentration d'hydrocarbures dans l'air des Hauts-de-France

De nouvelles analyses montrent "une légère augmentation" des concentrations d'une certaine famille d'hydrocarbures durant les deux jours qui ont suivi l'incendie de l'usine Lubrizol.

L'impressionnant panache de fumée lié à l'incendie de l'usine Lubrizol le 26/09/19
L'impressionnant panache de fumée lié à l'incendie de l'usine Lubrizol le 26/09/19 Crédit : RTL - Frédéric Veille
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

C'est une hausse "cohérente avec le passage du panache" venu de l'usine Lubrizol, juge  
l'observatoire régional de l'air des Hauts-de-France. L'institut a en effet réalisé de nouvelles analyses qui montrent "une légère augmentation" des concentrations d'une certaine famille d'hydrocarbures durant les deux jours qui ont suivi l'incendie qui s'est déclaré dans l'usine rouennaise le 26 septembre dernier.

Ces hausses de la concentration de 10 hydrocarbures aromatique polycycliques (HAP), sur les 19 mesurés, ont été constatées les 26 et 27 septembre à Isbergues (Pas-de-Calais) et le 27 septembre à Lille (Nord).

Une augmentation de la présence de benzo(a)pyrène, un polluant classé cancérogène appartenant à cette famille de HAP, a notamment été constatée, mais "la valeur maximale enregistrée est dix fois inférieure au seuil de référence, fixé à 1 ng/m3" par 24h en moyenne annuelle, précise l'organisme. Les autres HAP mesurées ne sont en revanche pas réglementées et ne peuvent pas être observées au regard de valeurs de référence. 

Des précédentes analyses avaient déjà montré "un léger impact du nuage sur la qualité de l'air", mettant en évidence une "augmentation des concentrations en carbone-suie" le 26 septembre, mais dans des valeurs restant "normales (inférieures à 8 g/m3 en moyenne horaire)".  

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Atmo avait ensuite réalisé, en plus de la surveillance habituelle, "18 prélèvements complémentaires sur la trajectoire du nuage", afin de rechercher plus particulièrement des HAP et métaux lourds, "étendant la liste des composés habituellement recherchés de 14 à 31".  

Concernant les métaux, "l'influence du nuage est moins nette", analyse Atmo. "Une augmentation est constatée le 27 septembre pour 4 métaux" - plomb, cuivre, manganèse et antimoine - au sud de Lille, mais pas pour les 8 autres métaux recherchés. Parmi eux, "seul le plomb a une valeur limite" réglementaire, à 0.5 microgramme/m3 en moyenne annuelle, et les niveaux constatés le 27 septembre à Lille sont largement inférieurs selon Atmo. 

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