1 min de lecture Faits divers

Loire : le tribunal demande une requalification criminelle contre des "gilets jaunes" incendiaires

Le tribunal correctionnel de Saint-Etienne s'est déclaré incompétent pour juger quatre "gilets jaunes" incendiaires et demandé une requalification criminelle des poursuites engagées contre eux.

Tribunal correctionnel (Illustration)
Tribunal correctionnel (Illustration) Crédit : LOIC VENANCE / AFP
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La rédaction de RTL et AFP

Une requalification criminelle contre des "gilets jaunes" incendiaires, c'est la demande formulée, ce jeudi 12 décembre, par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne. Il s'est déclaré incompétent pour juger quatre "gilets jaunes" qui avaient volontairement incendié une cabane sur un rond-point, en janvier.

Dans leur délibéré, les magistrats ont considéré comme criminelle la nature des faits reprochés aux incendiaires présumés. En cause : les accusés avaient blessé lors de l'incendie un cinquième "gilet jaune", âgé de 55 ans, qui s'était interposé et s'était vu prescrire une incapacité temporaire totale (ITT) de 30 jours.

Le tribunal a invité en outre le parquet stéphanois à ouvrir une instruction en vue d'aboutir au renvoi des quatre prévenus devant une cour d'assises, où ils encourent une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.

Deux couples mis en cause

Poursuivis pour "destruction du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes", ces deux couples, âgés de 19 à 27 ans, avaient incendié, le 6 janvier dernier, une cabane en bois d'une centaine de mètres carrés sur un rond-point stéphanois. Ils avaient également aspergé de carburant deux occupants dont le blessé. La police les avait arrêtés le soir des faits dans un hôtel de la région stéphanoise.

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A l'audience, le 12 novembre dernier, le parquet avait requis une "requalification criminelle des poursuites" envers les quatre "gilets jaunes", après avoir constaté qu'une ITT de 30 jours prescrite au "gilet jaune" blessé. Ce dernier avait été touché aux voies respiratoires par les émanations de fumée de l'incendie. Poursuivi pour avoir exhibé un couteau devant un de ses agresseurs, le quinquagénaire a été relaxé jeudi par le tribunal. Six mois de prison avec sursis avaient été requis à son encontre.

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