1 min de lecture Assassinat

Le "tueur aux mocassins" condamné à 20 ans de prison

Kodjo Ben Hodor, surnommé le "tueur aux mocassins" a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour assassinat.

La balance de la justice
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le parquet général avait requis 30 ans de réclusion à l'encontre de l'accusé, 34 ans, jugé depuis vendredi dernier pour avoir tué deux cousins, l'un en 2009 lors d'une fusillade à Saint-Ouen, l'autre en 2011 à Pantin, abattu de trois balles de gros calibre en pleine rue. Il encourait la réclusion criminelle à perpétuité.

Concernant le meurtre de Moussa Bathily, tué en 2009 après une explication houleuse qui a dégénéré dans une cité connue pour le trafic de drogue à Saint-Ouen, la cour a retenu la légitime défense.

"La victime faisait bien face à Kodjo Ben Hodor au moment des faits", a énoncé le président de la cour, Olivier Leurent, en rendant le verdict. Il y avait un "danger mortel imminent" et une "nécessité de se défendre" pour l'accusé, a-t-il ajouté.

Une "intention d'homicide incontestable"

Egalement poursuivi pour un assassinat, Kodjo Ben Hodor, qui n'a pas réagi à l'écoute de la sentence, a été reconnu coupable de la mort de Sékou Timera, cousin de la première victime, et condamné à 20 ans de prison.

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La cour a retenu que l'accusé avait organisé une "filature" de sa victime, "muni d'une arme particulièrement dangereuse", "pris le soin de revêtir un gilet pare-balle" et était à scooter "pour garantir sa fuite", ce qui traduit une "intention d'homicide incontestable", a poursuivi M. Leurent.

Pendant les six jours de son procès, cet homme au visage juvénile n'a eu de cesse d'expliquer à la cour qu'il était menacé d'une arme lorsqu'il a tiré en 2009, et qu'il était "traqué" et "à bout de nerfs" lorsqu'il s'est rendu à Pantin en 2011 pour "impressionner" sa victime, Sékou Timera, qui le "cherchait depuis la mort de son cousin".

Ce jour là, monté sur un scooter et vêtu d'un costume chic et de mocassins, il avait abattu devant une patrouille de policiers qui surveillait un quartier connu pour le trafic de stupéfiants le passager d'une voiture aux vitres teintées. Devant les familles des victimes, accablées, il n'a montré ni regrets, ni compassion.

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