2 min de lecture Viol

Juan Branco accusé de viol : "Elle savait très bien", se défend l'avocat

ÉCLAIRAGE - Visé par une enquête pour viol, à la suite du dépôt d'une main courante d'une jeune femme de 20 ans à son encontre, Juan Branco s'est défendu et plaide une relation sexuelle consentie dans un long texte publié sur Facebook.

Juan Branco est visé par une enquête pour viol
Juan Branco est visé par une enquête pour viol Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP
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Cassandre Jeannin Journaliste

Juan Branco est visé par une enquête pour viol, lancée par le parquet de Paris. Une jeune femme de 20 ans a déposé une main courante jeudi 29 avril au commissariat du XIVe arrondissement pour des faits de viol, a révélé Le Parisien. L'avocat de 31 ans admet notamment une relation sexuelle consentie 

Dans un long texte sur Facebook, le défenseur de l'artiste russe Piotr Pavlenski et soutien des "gilets jaunes" a fait le récit de la rencontre, leur nuit passée ensemble avant de revenir sur le moment où elle lui a annoncé qu'elle a déposé une main courante
Après une balade dans Paris, Juan Branco et la jeune femme se seraient rendus au domicile de l'avocat. Ils auraient regardé un film avant d'avoir une relation sexuelle consentie. "Nous avons beaucoup hésité, j'avais envie d'elle, elle aussi, on se l'est dit, plusieurs fois, et à un moment, je lui ai demandé si elle voulait, et elle m'a dit oui, et nous avons fait ce que deux personnes en ces circonstances feraient", écrit l'avocat.

"Elle m'a dit que c'était allé trop vite (...) Je lui ai rappelé que nous nous désirions, que nous n'avions cessé de parler, qu'il n'y avait eu nulle contrainte, que si elle s'était sentie mal, nous aurions immédiatement tout arrêté (...) Elle s'est excusée, m'a dit qu'elle comprenait que je ne l'ai pas compris", poursuit-il. Elle m'a alors dit qu'elle était allée à la police le lendemain. Qu'elle avait déposé une main courante, car deux amies à qui elle avait parlé le lui avaient suggéré (...) Je lui ai dit ce qu'elle savait et prétendait ignorer : que c'était moi, qu'elle le savait, et qu'elle savait très bien ce qui se passerait", a-t-il ajouté.

Dans un entretien accordé au Point, la jeune femme a raconté que Juan Branco l'aurait invitée à consommer de la lamaline, un opiacé. Invité sur le plateau de Touche pas à mon poste sur C8 mardi 4 mai, l'avocat a répondu aux accusations : "Vous savez ce que c'est de la lamaline ? Un cachet de lamaline c'est l'équivalent de deux codoliprane", a-t-il réagi avant d'ajouter que l'on ne peut pas "ressentir d'effets quand [on prend] un cachet de codoliprane".

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La main courante vise à signaler des faits aux forces de l'ordre, sans constituer une demande d'engagement des poursuites, contrairement à une plainte. Selon Le Parisien, la jeune femme en question aurait annoncé vendredi 30 avril à l'avocat son désir de retirer sa main courante. L'enquête a été confiée au premier district de la police judiciaire parisienne.

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