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Jean Imbert, en juin 2021.
Crédit : PASCAL LE SEGRETAIN / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
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Jean Imbert, l'ancien cuisinier du Plaza Athénée mis en cause par plusieurs femmes pour de présumées violences conjugales, a été placé sous le statut de temoin assisté ce mercredi 5 août, après 36 heures de garde à vue. Celui que l'on surnomme le "cuisinier des stars" échappe donc à une mise en examen pour violences conjugales, et ce malgré les réquisitions du parquet.
Jean Imbert est ainsi ressorti libre du tribunal judiciaire de Paris, le visage fermé, casquette vissée sur la tête, avant de s'engouffrer dans un taxi avec son avocate Jacqueline Laffont. Son conseil, qui d'habitude fuit les micros, s'est d'ailleurs montrée très satisfaite de la décision prise par le magistrat instructeur.
"Il y a ce qui est véhiculé sur les réseaux sociaux et puis il y a les dossiers, la complexité des dossiers. Et les décisions de justice, de temps en temps, sont assez rassurantes", explique l'avocate au micro de RTL.
Le parquet avait tout de même ouvert une information judiciaire ce mercredi matin pour violences habituelles avec ITT supérieure à huit jours. Deux plaignantes avaient été retenues pour des faits datant de 2023 et 2024. Les dénonciations de quatre autres femmes avaient, elles, d'ores et déjà été considérées comme prescrites.
Depuis le début de l'affaire, Jean Imbert conteste tous les faits qui lui sont reprochés. Il s'est d'ailleurs présenté lundi 3 août à sa convocation en vue de sa mise en garde à vue avec un épais dossier sous le bras comportant tous les éléments de sa défense.
Ces arguments ont semble-t-il permis à Jean Imbert de semer le doute auprès de l'instruction, ce qui a mené au placement du cuisinier sous statut de témoin assisté. Ce statut est en réalité une intermédiaire située entre le témoin "classique" et le mis en examen.
Comme le résume la plateforme en ligne du Service public, le témoin assisté "n’est pas un témoin [car] un simple témoin n’est pas soupçonné", mais il "n’est pas mis en examen, car les indices contre lui ne sont pas suffisants".
À l'heure actuelle, seul des indices "qui rendent vraisemblable sa participation à la commission de l'infraction" sont connus de la justice. Jean Imbert peut ici être assisté d'un avocat, avoir accès au dossier ou encore être confronté avec une personne qui le mettrait en cause.
Mais contrairement à la mise en examen, il ne peut pas formuler des demandes d'actes, comme l'audition d'un témoin ou un transport sur le lieu des faits, et ne peut pas soulever des nullités.
Enfin, ce statut n'est pas définitif. Lors de l'enquête, le juge peut requalifier sa décision en mettant le suspect en examen. Ce dernier peut d'ailleurs lui-même demander sa mise en examen. "Il peut faire cette demande lors d’une audition ou par lettre recommandée avec avis de réception envoyée au juge d'instruction.", indique le site du Service public.
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