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Cédric Jubillar a-t-il prémédité le meurtre de Delphine ? "Intellectuellement, il n'en a pas les ressources", affirme son avocat sur M6

Invité du 20.10 d'Anne-Sophie Lapix ce dimanche 6 septembre, l'avocat de Cédric Jubillar assure que son client n'a pas prémédité le meurtre de sa compagne Delphine, qu'il a avoué dans l'été. Un procès en appel est prévu en 2027.

Pierre Debuisson, l'avocat de Cédric Jubillar, sur M6 le 6 septembre 2026.

Crédit : M6

Préméditation de Cédric Jubillar? "Intellectuellement, il n'en a pas les ressources", selon son avocat

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INEDIT - L'avocat de Cédric Jubillar : "Il y a aussi quelque chose d'intéressant à l'idée de défendre des criminels"

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La rédaction numérique de RTL

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Au cœur de l'été, son client a avoué. Cédric Jubillar a reconnu avoir étranglé son épouse Delphine dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, ce qu'il niait jusque-là. L'homme, condamné avant ces aveux à 30 ans de réclusion criminelle à l'issue de son procès devant les assises du Tarn, a également indiqué où se trouvait le corps de sa compagne, des ossements ont donc pu être retrouvés six ans après sa disparition. 

Cela ne serait sans doute pas arrivé sans le changement de posture de Cédric Jubillar, qui n'avait cessé de clamer son innocence. Des aveux qui sont arrivés notamment grâce à des échanges avec son avocat, Pierre Debuisson, l'invité du 20.10 d'Anne-Sophie Lapix sur M6 ce dimanche 6 septembre. L'homme a été choisi en début d'année par Cédric Jubillar pour le représenter lors de son procès en appel prévu pour début 2027, lors duquel il compte défendre la non-préméditation de son client. 

Ce dernier l'a "contacté la première fois parce qu'il avait entendu parler de moi dans une affaire un peu similaire, mais moins médiatique. Et il a juste voulu échanger avec moi, pas forcément pour me désigner. Le courant est tout de suite bien passé. Je lui ai parlé de mon sentiment. Je lui ai dit, je ne sais pas si tu es innocent ou coupable", explique l'avocat sur M6 ce dimanche. Il s'est dit "assez surpris de constater que j'avais affaire à un homme qui me paraissait plutôt courtois, assez agréable et sympathique, et pas du tout arrogant ou méprisant comme l'image qui avait pu être véhiculée globalement". 

"Au bout de quatre mois et demi, j'ai compris que c'était lui"

Une relation de confiance s'est construite "petit à petit", sur "un pied d'égalité", alors que Pierre Debuisson allait voir son client une fois par semaine pendant de plusieurs mois. "J'ai commencé ma relation professionnelle avec lui en janvier. (...) Et au bout de quatre mois et demi, j'ai compris que c'était lui", assure l'avocat. 

"Je crois qu'il était suffisamment à l'aise avec moi pour me parler librement. Mon travail a consisté à essayer de comprendre ses mécanismes de pensée sur le plan psychique pour trouver quelles étaient ses sources de motivation, de crainte, de peur. J'ai tout fait pour lui parler simplement, pour le rassurer, le bousculer quand il le fallait aussi. Et puis, à un moment donné, écoutez, il s'est lâché petit à petit. Il a exprimé des regrets qui se sont cristallisés comme étant de plus en plus forts", détaille Pierre Debuisson. 

Qu'a détaillé Cédric Jubillar pendant sa confession à son avocat ? "C'est un couple qui se déchire sur le plan psychologique, sur le plan amoureux, sur le plan intellectuel pendant des mois. Et qui fait cette erreur, je parle du couple, de rester sous le même toit avec une dégradation progressive et de plus en plus forte de la relation, des mots de plus en plus méprisants de part et d'autre. Une tension qui devient de plus en plus forte et un effet cocotte-minute avec des détails que je réserverai au procès, mais qui font qu'à un moment donné, il y a un passage à l'acte que lui-même va qualifier d'abominable aujourd'hui."

"Non, il n'y a pas eu de repérage"

Les ossements de Delphine Jubillar ont été retrouvés à 5km du domicile, le téléphone de Cédric avait borné à cet endroit quelques jours avant le meurtre, pour du repérage ? "Non, il n'y a pas eu de repérage. Il y a des éléments techniques qui sont totalement contestables. On reviendra dessus sur le procès", martèle Pierre Debuisson. 

"Pour ceux qui pourraient avancer l'idée qu'il y a une préméditation, elle doit être balayée pour plein de raisons. D'abord, intellectuellement, il n'en a pas les ressources. Même si, je suppose, que, comme ça arrive d'ailleurs dans plein de foyers, il y a eu des envies de tuer, mais une envie de tuer qui est passagère, une envie de tuer qui est de l'ordre de quelque chose de tout à fait léger et qui ne se concrétise par aucune volonté réelle", assure l'avocat. 

Lors du procès en appel, Me Debuisson assure qu'il va s'intéresser au "mécanisme du passage à l'acte". "On considère que cet homme avait un casier vierge, n'avait jamais été particulièrement violent avec sa femme... Comment cet homme a pu commettre cet acte abominable, sans raison et évidemment sans préméditation", termine-t-il. 

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