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Injures antisémites contre Finkielkraut : ce que l'on sait du suspect identifié

Le ministre de l'Intérieur a déclaré sur Twitter qu'"un suspect, reconnu comme le principal auteur des injures, a(vait) été identifié". Il serait connu des services de police mais n'apparaît pas dans le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation (FSPRT).

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Injures antisémites contre Finkielkraut : ce que l'on sait du suspect identifié Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTL | Date :
Jean-Alphonse Richard
Jean-Alphonse Richard et Sarah Ugolini

Il était le plus virulent dans les injures à l'encontre du philosophe Alain Finkielkraut samedi 16 février en marge de la manifestation des "gilets jaunes" à Paris. Visage découvert et se sachant filmé, l'homme avait notamment dit : "Tu es un haineux et tu vas mourir, tu vas aller en enfer". Ce dimanche 17 février, c'est le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a annoncé le premier que ce "suspect, reconnu comme le principal auteur des injures, a(vait) été identifié par nos services". 

Même si Alain Finkielkraut ne porte pas plainte, une enquête a tout de même été ouverte par le parquet de Paris pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion, par parole, écrit, image, ou moyen de communication au public par voie électronique" et l'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Ces policiers ont pour mission d’identifier les auteur des insultes. Parmi les trois personnes qui intéressent les enquêteurs, un homme barbu portant un "gilet jaune" et le plus virulent a donc été identifié. 

Déjà connu des services de police

Le secrétaire d'État à l'intérieur a annoncé qu'il était d'ores-et-déjà identifié. Il serait connu des services de police mais apparemment pas pour radicalisation car le nom de cet homme n'apparaît pas dans le fichier qui recense ce genre de cas. Le Parisien assure à l'inverse que même si cet homme n’a jamais fait l’objet d’un suivi au titre du Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), il serait connu des services de renseignement pour avoir évolué en 2014 dans la mouvance radicale islamiste.

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Les policiers ont désormais toute latitude pour le convoquer et l'interroger. Il peut tout à fait être placé en garde à vue. Si les faits sont avérés se retrouver devant un tribunal. Le caractère raciste et antisémite aggrave la peine encourue qui peut aller dans ce cas précis jusqu'à un an de prison et 45.000 euros d'amende. Alain Finkielkraut a déclaré sur LCI qu'il souhaitait savoir "qui sont ces gens et à quelles mouvances ils appartiennent". 

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Injures antisémites contre Finkielkraut : ce que l'on sait du suspect identifié
Le ministre de l'Intérieur a déclaré sur Twitter qu'"un suspect, reconnu comme le principal auteur des injures, a(vait) été identifié". Il serait connu des services de police mais n'apparaît pas dans le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation (FSPRT).
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2019-02-17 22:23:00
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