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INFO RTL - Contrôles des bars et discothèques après Crans-Montana : 40% des établissements sont non-conformes en Ardèche

Après le drame de Crans-Montana, la préfecture de l'Ardèche a contrôlé l'ensemble des établissements nocturnes du département. La campagne de vérification a permis de dresser un bilan précis des lieux à risque, révélant des manquements significatifs dans certains bars à ambiance musicale.

Des clients en discothèque à Paris, en 2015 (image d'illustration).

Crédit : FLORIAN DAVID / AFP

INFO RTL - Contrôles des bars et discothèques après Crans-Montana : 40 % des établissements sont non-conformes en Ardèche

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Raphaël Vantard & La rédaction numérique de RTL

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C'était une demande du ministre de l'Intérieur au lendemain du drame de Crans-Montana. La préfecture de l'Ardèche a lancé une campagne de contrôles intensifs dans les établissements nocturnes du département. Dès le 3 janvier 2026, les équipes ont inspecté 34 établissements, dont cinq discothèques, pour évaluer leur conformité aux normes de sécurité incendie.

"J'ai voulu que ces contrôles se fassent rapidement après le drame, car les risques d'incendie et de panique demeurent une menace majeure", explique Benoît Trévisani, préfet de l'Ardèche.
 
Les résultats de cette campagne sont sans appel. Sur les 34 établissements visités, 21 ont reçu un avis favorable (dont les 5 discothèques), tandis que 13 ont été jugés non conformes. Parmi ces derniers, un établissement a dû fermer immédiatement en raison de graves manquements.

Une "méconnaissance totale" des règles

Le préfet souligne que la méconnaissance totale de la réglementation est souvent à l'origine des problèmes, notamment dans les bars à ambiance musicale qui se développent en marge des discothèques.

Pour remédier à ces lacunes, la préfecture a mis en place un dispositif d'accompagnement pour les propriétaires et les maires. Une doctrine spécifique a été élaborée pour les bars à musique amplifiée. Benoît Trévisani précise : "Cette doctrine définit les prescriptions de sécurité minimales applicables, notamment en termes de moyens de lutte contre l'incendie et d'installations de portes de secours."

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Un suivi rigoureux est désormais en place pour les établissements ayant reçu un avis défavorable. Un cahier de suivi consigne les obligations et manquements, avec un calendrier d'exécution pour les corrections nécessaires. "Si les prescriptions ne sont pas respectées dans les délais impartis, il y aura une fermeture administrative", avertit le préfet. 

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