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La façade du bar "Le Constellation", photographié le 9 janvier 2026.
Crédit : MAXIME SCHMID / AFP
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Un drame aux mille questions. Le 1er janvier dernier, un incendie déclenché dans un bar de la station de ski suisse Crans-Montana faisait la Une. Plus de dix jours après, alors que le propriétaire du Constellation a été placé en détention provisoire ce mardi, les familles des victimes et des blessés attendent des réponses, notamment sur leur accompagnement après la catastrophe.
L'une des questions qui revient avec de plus en plus d'insistance ces derniers jours est celle de l'indemnisation des victimes de l'incendie, qui a fait 40 morts et 116 blessés. Axa Suisse affirme que les contrats d'assurance souscrits par la commune et par le bar Constellation ne seront pas suffisants.
"Les sommes d'assurance […] ne seront sans doute pas suffisantes pour prendre en charge tous les dommages financiers subis par les personnes blessées et les familles des défunts", a d'ores et déjà prévenu l'assureur dans une déclaration transmise à la presse.
Le contrat qu'Axa a passé avec le bar et la mairie de Crans-Montana prévoit une couverture limitée. Le bar, le Constellation, tout comme la municipalité, sont couverts par des contrats standards de responsabilité civile. Le contrat prévoit un plafond de 20 millions de francs. Cela veut dire que l'enveloppe maximale d'indemnisation pour les victimes de l'incendie est de 42 millions d'euros.
La question est de savoir si cette somme sera suffisante pour indemniser toutes les victimes de l'incendie. Pour le moment, puisqu'on ne connaît pas encore le montant des indemnisations, difficile à dire. Ce dernier sera décidé à l'issue du procès.
Avec 40 morts et 116 blessés, Axa assure que l'enveloppe ne suffira pas. À titre de comparaison, l'accident de car de Puisseguin, qui a causé la mort de 46 personnes en France en 2015, avait entraîné 11 millions d'euros de dommages et intérêts pour les familles.
Ce qui coûte cher dans ce type d'accident, ce sont les blessés, fait savoir un assureur à RTL. Or, ici, ils sont 116, pour certains très jeunes, grands brûlés et donc en invalidité, qu'il va falloir indemniser pendant toute une vie.
Si Axa ne paie pas, qui va payer ? L'assureur propose une table ronde avec les pouvoirs publics, et les assureurs éventuels des victimes, pour partager les responsabilités.
Si, à court terme, il ne devrait pas y avoir de problème pour indemniser les proches et payer les frais d'hospitalisation, c'est sur le moyen et le long terme, qu'Axa pourrait ne plus suivre. De quoi entraîner une cascade de recours des familles de blessés.
L'État suisse a aussi la possibilité de se substituer à l'assureur quand tous les crédits seront écoulés, ce que fait la France par exemple pour indemniser les victimes du terrorisme. Une possibilité, mais pas une obligation.
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