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Il avait tué son ex-femme de 60 coups de tournevis, 25 ans de prison

La victime avait été violée et battue par son mari pendant 27 ans, avant que celui-ci ne la tue en septembre 2014.

Cour d'assises (illustration)
Cour d'assises (illustration)
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Eléanor Douet & AFP

Un ouvrier portugais de 51 ans a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle aux assises de Seine-Saint-Denis pour avoir assassiné son ex-femme de 60 coups de tournevis. Une peine "sévère" mais "pas injustifiée", a commenté Pierre Audouin, l'avocat de l'ouvrier, Carlos Silva Domingues qui n'envisage pas, pour l'heure, de faire appel.

L'avocate générale avait demandé à la cour de lui infliger 30 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 15 ans. Dans un réquisitoire implacable, la magistrate a rappelé comment Madeleine, une femme de ménage de 51 ans, avait été "massacrée" un matin de septembre 2014 dans le box de son parking à Neuilly-sur-Marne : "une scène de crime qui, si on la voyait dans un film hollywoodien, nous semblerait caricaturale, car trop violente".

"Assassinée car elle voulait mettre fin à une vie de violences", a résumé l'avocate générale à propos du meurtre de cette femme qui avait "trouvé le courage de dire stop" à l'emprise d'un mari violent, jusqu'à le faire condamner à trois ans de prison - dont la moitié avec sursis - en 2013 et divorcer début 2014.

25 ans de prison pour 25 ans de violence

Jeudi, l'avocate des parties civiles, Me Pauline Manesse, avait aussi souligné le caractère "à part" de cette victime qui était parvenue à maintes reprises à déposer plainte, malgré les représailles. "À son retour après sa première nuit de garde à vue, en 1996, son mari l'avait enchaînée au radiateur avant de la violer", a-t-elle raconté.

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L'avocate générale a aussi dénoncé vendredi la "lâcheté" d'un homme "manipulateur", qui, une fois son crime perpétré, retourne se raser avant de partir bricoler chez un voisin. Et souligné la "préparation" de ce crime : le choix d'un jeudi - seul jour de la semaine où la mère de famille quittait son domicile à 6 heures du matin -, la tenue - un sweat à capuche relevée, des gants - , le tournevis. 

"25 ans pour 25 années de violences qui se terminent en assassinat", a réagi l'avocate des parties civiles à l'issue de l'audience. Elle s'est félicitée que la cour ait retenue le caractère prémédité du geste, ce qui était contesté par l'accusé. "Reconnaître la préméditation c'est reconnaître la juste et abominable vérité qu'a vécue" la victime, a dit l'avocate. 

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