2 min de lecture Chasse

Haute-Savoie : un an ferme pour un chasseur qui a accidentellement tué un cycliste

Un chasseur a été condamné à quatre ans de prison, dont un ferme, pour avoir tiré accidentellement sur un cycliste britannique en octobre 2018.

Un chasseur français en 2016 (illustration)
Un chasseur français en 2016 (illustration) Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
Marie Gingault
Marie Gingault et AFP

Un chasseur a été condamné ce mardi 1er décembre à quatre ans de prison, dont un ferme, pour avoir accidentellement tué un cycliste en 2018. Le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains (74) a assorti cette peine d'une interdiction de porter une arme pendant cinq ans. Le chasseur ne pourra également plus chasser pendant dix ans.


Les faits remontent au 13 octobre 2018, lorsque Mark Sutton, un restaurateur de 34 ans originaire du Pays de Galles et installé dans la région depuis quatre ans, est mortellement touché par un tir accidentel d'un chasseur alors qu'il faisait du VTT en lisière d'un bois. Le tireur, âgé de 22 au moment des faits, participait à une battue sur la commune de Montriond.

Le prévenu est aujourd'hui poursuivi pour homicide involontaire par violation délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence. Ce dernier encourait une peine de cinq ans d'emprisonnement ferme et le ministère public en avait requis deux. Le jeune homme, sans casier judiciaire, avait immédiatement reconnu sa culpabilité après les faits et avait exprimé des remords.
 
Trois autres chasseurs ainsi que la compagne de l'un d'entre eux comparaissaient eux aussi devant la justice. Ils sont soupçonnés d'avoir tenté de dissimuler les faits en modifiant le carnet de chasse ainsi qu'en installant, après l'accident, des panneaux indiquant qu'une partie de chasse avait lieu. Contre eux ont été prononcées des peines de 6 à 18 mois de prison, assorties pour deux des trois chasseurs d'une période probatoire de trois ans avec interdiction de chasser et de porter une arme.

Un jugement "relativement équilibré"

L'avocat de la compagne et du père de la victime, Maître Frédéric Noetinger-Berlioz, a qualifié ce jugement de "relativement équilibré", estimant "pas anormal qu'un chasseur qui ôte la vie définitivement à une personne, se voie infliger une peine privative de liberté". "La chasse était partout en filigrane dans ce dossier, mais ce sont des chasseurs délinquants qui étaient jugés et non la chasse dont aucune règle de sécurité n'a été respectée", a affirmé le conseil.

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Mark Sutton était le propriétaire de deux restaurants dans des communes proches des lieux du drame. Le jour de l'accident, il portait des vêtements aux couleurs vives qui le rendait "parfaitement identifiable" et la zone était découverte, offrant une visibilité parfaite, selon les conclusions de l'enquête. L'auteur du tir mortel avait dit avoir visé un sanglier d'un tir non-fichant, c'est-à-dire ne visant pas le sol comme cela est censé être le cas.

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