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Gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme : "On n'arrive pas à faire notre deuil", témoigne la veuve d'une victime

INVITÉE RTL - En décembre 2020, un forcené surarmé a tué trois gendarmes, dans le Puy-de-Dôme. Séverine Morel, la veuve de l'une des victimes, a depuis porté plainte pour essayer de comprendre les circonstances de la mort de son époux.

Hommage aux trois militaires devant la gendarmerie d'Ambert
Hommage aux trois militaires devant la gendarmerie d'Ambert
Crédit : Nerissa Hemani / RTL
L'invité de RTL Soir du 09 mai 2022
00:09:59
L'invité de RTL Soir du 09 mai 2022
00:09:59
Thomas Prouteau & Julien Sellier & Alexandre Bozio

Dans la nuit de mardi 22 à mercredi 23 décembre 2020, Frédérik Limol avait mis le feu à sa maison avant de tirer sur des gendarmes dans un village du Puy-de-Dôme, faisant trois victimes au sein des forces de l'ordre. Séverine Morel, la veuve du Lieutenant Cyrille Morel, s’est récemment constituée partie civile pour tenter de comprendre dans quelles circonstances est mort son mari. Elle estime que le drame aurait pu être évité et que les trois gendarmes ont été envoyés "à la mort". 

Elle regrette notamment le manque de communication entre les forces envoyées sur le terrain dont faisait partie son mari et le centre de la gendarmerie : "Ils n’étaient pas prévenus de l’armement conséquent qu’avait ce forcené. Ils pensaient intervenir sur un différend familial, mais ils ne savaient pas qu’il était lourdement armé et entraîné. Ils n’ont pas de gilet pare-balles, de casques lourds ou de lunettes à vision nocturne alors qu’il fait nuit noire". La femme du forcené avait pourtant bel et bien prévenu les forces de l'ordre que son mari était fortement armé, une information qui arrive bien plus tard sur le terrain. 

Le soir où sa vie a basculé, elle avait un mauvais pressentiment. Lors de précédentes interventions sur lesquelles il était appelé, le Lieutenant Morel lui avait déjà fait part "d'un manque de moyens, et de véhicules non adaptés. Un jour vous vous dites qu'il ne reviendra pas", confie-t-elle sur RTL. 

En portant plainte par la voie de son avocat Me Gilles-Jean Portejoie, Séverine Morel espère trouver des réponses aux questions qu'elle et ses enfants se posent quotidiennement : "On nous a refusé la reconstitution des faits. On est dans l’attente d’avoir une vérité, car pour l’instant on ne sait pas. On n'arrive pas à faire notre deuil. J’ai décidé de me porter partie civile, car je savais que la gendarmerie ne voudrait rien nous dire ni nous expliquer". C'est désormais devant la justice que va se poursuivre le combat de cette femme qui a voulu rendre hommage à "un homme exceptionnel qui avait vraiment la vocation de son métier". 

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