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Garde à vue levée pour Rima Hassan, convoquée le 7 juillet pour être jugée pour "apologie de terrorisme"

L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a vu sa garde à vue levée ce jeudi 2 avril en fin de soirée. Elle "s'est vu remettre une convocation devant le tribunal correctionnel pour être jugée du chef d'apologie de terrorisme commise en ligne", précise le parquet de Paris.

L'eurodéputée LFI Rima Hassan le 14 juin 2025

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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L'eurodéputée Rima Hassan est sortie jeudi 2 avril dans la soirée de garde à vue et "s'est vu remettre une convocation devant le tribunal correctionnel le 7 juillet pour être jugée du chef d'apologie de terrorisme commise en ligne", a annoncé le parquet de Paris. Mardi matin, l'eurodéputée franco-palestinienne LFI s'était présentée à la police judiciaire sur convocation, pour être placée en garde à vue. "Ce placement en garde à vue est possible, sans qu'il soit nécessaire de faire procéder à la levée de l'immunité parlementaire, dans le cadre de l'enquête de flagrance", a précisé le parquet.

L’enquête porte sur un tweet publié le 26 mars, dans lequel la députée européenne rend hommage à Kōzō Okamoto, l’auteur du massacre à l’aéroport international Ben-Gourion en Israël, le 30 mai 1972. Membre de l'Armée rouge japonaise, il a ouvert le feu avec deux autres complices faisant 26 victimes parmi les passagers et 80 blessés. Le tweet de Rima Hassan a depuis été supprimé.

Ce n'est pas la première fois que la députée européenne fait l'objet de telles accusations. En décembre 2024, l’Observatoire juif de France avait déposé une plainte contre Rima Hassan, s’appuyant sur plusieurs captures d’écran de ses publications sur X où elle évoquait "la résistance armée palestinienne". 

À ce jour, Rima Hassan a fait l’objet de 16 procédures clôturées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne : 13 classées sans suite et trois "jointes aux précédentes comme simples éléments de contexte, n’étant pas en soi susceptibles de caractériser une infraction", lit-on dans un communiqué de même source. L'élue européenne est également mise en cause dans six autres procédures toujours en cours.

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"Le délit d’apologie de terrorisme comme au moyen d’un service de communication au public en ligne fait encourir les peines de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende", ajoute le parquet.

"Procédure distincte" pour la découverte de drogue de synthèse

D’après les informations du Parisien, confirmées également par RTL, lors de sa convocation, Rima Hassan avait en sa possession un sac dans lequel les enquêteurs ont découvert quelques grammes de drogue de synthèse. 

"La fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée. Ces éléments sont disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte", a précisé le parquet. 

De son côté, sur le réseau social X, à la sortie de sa garde à vue, la députée européenne dément avoir été en possession de drogue de synthèse. "Ces accusations sont totalement fausses : seule la présence de CBD a été constatée parmi mes effets personnels, ce qui est parfaitement légal et que j’utilise à des fins médicales", écrit-elle dans sa publication. Elle annonce une conférence de presse ce vendredi après-midi à 17 h avec son avocat. 

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