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"J'ai l'impression qu'on m'a arraché quelque chose" : après l'incendie de l'hôtel de ville le 17 octobre, 7.000 personnes rassemblées à Limoges

Au lendemain de l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges, l'émotion est encore vive parmi les habitants de la ville, très attachés à ce bâtiment historique. Les Limougeauds se sont rassemblés devant le parvis de la mairie pour une marche pacifique dimanche 18 octobre.

La mairie de Limoges a été détruite par un incendie volontaire samedi 17 octobre.

Crédit : PASCAL LACHENAUD / AFP

"J'ai l'impression qu'on m'a enlevé quelque chose" : vive émotion des Limougeauds après l'incendie de l'hôtel de ville

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Hermine Le Clech & Maxime Levy - édité par Julien Benesteau-Tellier

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Les violences perpétuées en marge de la mobilisation du 17 octobre ont laissé des traces à Limoges, où la mairie a été incendiée par des casseurs dans la soirée.

Le brasier a ravagé l'édifice inauguré en 1883 et à l'architecture inspirée de l'hôtel de ville de Paris. La partie historique du bâtiment, dont la toiture s'est effondrée, est "quasi 100% détruite" à l'intérieur, seule la partie arrière de la mairie, moderne, ayant pu être préservée par les pompiers, a précisé le préfet de la Haute-Vienne Maurice Barate.

Au lendemain de ce drame, la sidération a gagné les habitants, qui se sont rassemblés en nombre pour une marche pacifique. Parmi les riverains sous le choc, Pascal a encore la gorge nouée. "J'ai passé des arbres de Noël dans cette mairie donc ça me touche profondément", confie-t-il au micro de RTL. "C'est pour ça qu'on est venu pour apporter notre soutien aux pompiers et aux policiers. Des véhicules de police sont dans des états pitoyables. C'est une honte."

Les Limougeauds qui ont assisté impuissants au brasier la veille n'en reviennent toujours pas. Un jeune homme raconte cette scène de chaos : "on a vu la fournaise, la flammèche s'est transformée en brasier et a enflammé tout le toit. Je voyais déjà le campanile tomber et à partir du moment où il a tangué, j'ai l'impression qu'on m'a arraché quelque chose".

Un groupe d'un millier d'individus préparés et déterminés est à l'origine de l'incendie selon le préfet de la Haute-Vienne. Il parle de « casseurs radicalisés » qui, vers 18h hier, se sont rapprochés de plus en plus du centre-ville et de l'hôtel de ville de Limoges. Les policiers leur ont fait face sur le parvis pour les repousser et toujours selon le préfet, certains ont tout de même réussi à entrer dans le bâtiment pour y mettre le feu.

Une enquête ouverte par le parquet de Limoges

"La police a reculé et ce qui était prévisible s'est produit. Une partie du cortège s'est disloquée, les manifestants pacifiques sont tranquillement partis et ceux qui étaient là pour casser et détruire sont venus en partie devant l'hôtel de ville, amenant avec eux un certain nombre d'abrutis. Jeunes. Je ne sais pas s'ils ont conscience de ce qu'ils font ceux-là", a fustigé de son côté le maire Guillaume Guérin (LR).

Le parquet de Limoges a ouvert une enquête en flagrance du chef de "destruction d'un bien par moyen dangereux en bande organisée", confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la ville. 

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