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DOCUMENT RTL - "C'est triste ce que j'ai fait" : un homme jugé en comparution immédiate à Grenoble "s'excuse" auprès des commerçants après les pillages du 17 octobre

Après les pillages et dégradations survenus en marge de la mobilisation du 17 octobre, un jeune homme de 18 ans a été jugé en comparution immédiate à Grenoble. Condamné à une peine de travail d'intérêt général, il se dit "soulagé" d'éviter la prison.

Une photo montre une balance symbolisant la justice.

Crédit : Philippe HUGUEN / AFP

Serge Pueyo

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Après les scènes de violences en marge de la mobilisation du 17 octobre, l'heure est aux comparutions immédiates. Les pilleurs et les casseurs sont jugés depuis le lundi 19 octobre un peu partout en France. Et parmi les premières condamnations, les profils sont inconnus de la justice, comme à Grenoble. Un jeune homme de 18 ans a écopé d'une peine de travail d'intérêt général après avoir été interpellé en sortant d'une boutique de parfum. 

"Je sortais d'une parfumerie qui avait été ouverte par des casseurs et je me suis introduit de manière illégale et je regrette mon acte", reconnaît-t-il au micro de RTL, se disant "soulagé" de la condamnation. "J'avais peur de la prison", souffle-t-il. 

Le jeune homme raconte avoir été interpellé directement à la sortie du magasin, "ce que je mérite." Pourquoi être rentré dans cette boutique ? L'intéressé botte en touche. "L'humain est surprenant", répond-il, reconnaissant à nouveau une "erreur" qu'il "regrette". Le jeune homme précise "ne pas avoir le besoin" de voler, ni avoir de lien avec le mouvement lycéen. "C'est triste pour eux ce que j'ai fait car il y avait des gens qui avaient de vraies revendications." Il "s'excuse" par ailleurs auprès des "commerçants" qui ont subi des pillages.

Opportunisme

À Limoges, sur 17 personnes placées en garde à vue, au moins huit majeurs et deux mineurs ont été présentés à un juge lundi, avec des peines jusqu'à 6 mois de prison ferme. Les prévenus, âgés entre 18 et 25 ans, ont, eux aussi, tous adapté la même défense : celle de l'opportunisme. 

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"Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça, j'ai été prise dans l'ambiance", se justifie une femme devant la cour, en larmes. Elle a été interpellée samedi soir à l'arrière d'une voiture, les bras chargés de vêtements volés. "Je n'ai pas cherché à comprendre, j'ai juste pris ce qu'il y avait par terre", défend un autre homme, accusé d'avoir dérobé des écouteurs et des coques de téléphone. 

En France, au moins 3.000 commerces ont été touchés par des dégradations ou des pillages, selon Serge Papin, poussant le gouvernement à mettre en place des mesures de chômage partiel dès mardi ainsi qu'un fonds de soutien spécifique. 

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