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Violences du 17 octobre : LFI ne veut pas être le bouc émissaire du "fiasco", Nuñez l'accuse de "jeter de l'huile sur le feu"

Le gouvernement, qui a pointé la responsabilité de la mouvance de l'ultragauche dans les scènes de chaos le 17 octobre, a été interpellé par La France insoumise à l'Assemblée nationale.

Manuel Bompard réagit au discours du Premier ministre français lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 20 octobre 2026

Crédit : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Juliette Vignaud

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Le ton est monté dans l'hémicycle. La séance de questions au gouvernement a été houleuse, ce mardi 20 octobre à l'Assemblée nationale, après les violences commises en marge de la mobilisation du 17 octobre. Le gouvernement a été interpellé par les oppositions, dont La France insoumise qui l'accuse "de manipuler les services de renseignements pour les diriger contre" le parti de gauche radicale lors des événements violents du week-end. 

"Depuis un mois, la jeunesse de notre pays exprime sa colère de manière inédite", a lancé le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, qui considère que le gouvernement ne répond que par "le mépris" et la violence". Une "stratégie de pourrissement" qui s'est illustrée, selon la gauche radicale, samedi 17 octobre, avec des "conséquences dramatiques" et un "fiasco" imputés au gouvernement.


"M. le Premier ministre, vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement, comme l'a révélé Mediapart, pour accuser La France insoumise de violences qu'elle a toujours refusées", a-t-il dit. "C'est faux, monsieur le député, les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques", lui a répondu Laurent Nuñez, qui a reconnu sa "responsabilité" dans le manque d'anticipation.

"Jamais il n'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France Info, d'écrire sur La France insoumise (...) C'est votre diversion. Vous avez jeté de l'huile sur le feu, il y a eu de graves incidents et vous avez une part de responsabilité (...) Le trait d'union entre la France insoumise et certains groupuscules, il est réel", a poursuivi le ministre de l'Intérieur à l'Assemblée nationale. 

"Un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultragauche"

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a également dénoncé "la planification, en certains endroits, d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultragauche" et démenti, face aux accusations de LFI, que la police puisse se livrer "à du renseignement politique". 

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"On ne tolère pas que des groupuscules factieux puissent marcher sur l'Élysée, sur Matignon", a ajouté le chef du gouvernement. Il a démenti par ailleurs que la police "se livre à du renseignement politique" comme suggéré par le média en ligne Mediapart, et comme l'a relayé La France insoumise. "C'est faux" et "il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions", a-t-il dit.

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