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Femme enceinte tuée dans le Loiret : le point sur l’enquête

Mercredi 3 août, une femme a été retrouvé morte à son domicile à Montargis. Son mari, soupçonné de l'avoir tué, a été déféré en compagnie de sa deuxième compagne.

Voiture de police (illustration)
Voiture de police (illustration)
Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
Robinson Hollanders & AFP

L'homme soupçonné d'avoir tué son épouse enceinte de huit mois mercredi 3 août à Montargis, dans le Loiret, devait être présenté vendredi 5 août devant le pôle criminel d'Orléans pour meurtre avec acte de torture et barbarie, a annoncé le procureur de la République de Montargis. La deuxième compagne de l'homme, présente dans l'appartement au moment des faits, devait également être présentée. Les trois enfants du couple étaient présents dans l'appartement au moment du drame, ainsi qu'un enfant commun avec la deuxième femme. 


"Les infractions qui seront reprochées peuvent être qualifiées de meurtre précédé, accompagné ou suivi d'un autre crime, (...) constitué d'actes de torture et barbarie", a déclaré lors d'une conférence de presse le procureur de la République Loïc Abrial, en précisant que l'information judiciaire serait confiée à un juge d'instruction du pôle criminel d'Orléans. Le procureur a requis les placements en détention provisoire du mari de la victime et de sa deuxième compagne, elle aussi enceinte. 

Les deux suspects sont d'origines sénégalaises. La victime est décédée mercredi à l'hôpital de Montargis, après avoir été retrouvée inconsciente à son domicile. Âgée de 31 ans et de nationalité française, elle présentait de "nombreuses lésions et nombreuses fractures", notamment au visage, selon Loïc Abrial.

"Des actes de torture et de barbarie"

Âgée de 31 ans et de nationalité française, la victime est décédée à l'hôpital. Elle a été retrouvée inconsciente à son domicile, et présentait de "nombreuses lésions et nombreuses fractures", notamment au visage, selon le procureur. Rapportées par le procureur, les observations des médecins légistes ont permis de déterminer que "la cause de sa mort est un traumatisme crânien grave (...) probablement consécutif des nombreux coups reçus au niveau de la tête. Ce traumatisme crânien est en outre associé à un traumatisme cervical antérieur, qui pourrait être consécutif de gestes de strangulation".

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Les premiers éléments de l'autopsie ont pu apporter que "certaines des blessures constatées s'apparentent à des actes de torture et de barbarie. Les nombreuses lésions sont d'âges différents (...) et ont été constatées sur l'ensemble du corps", a ajouté le procureur. Les analyses des tissus, des cellules et des organes (...) sont toujours en cours. 

La fille que portait la victime dans son ventre était "quasiment à terme" et "viable" et son "décès semble lié à celui de la mère", explique le parquet. Les trois enfants du couple, présents dans l'appartement, âgés de 5, 3 et 2 ans, comme celui de la seconde compagne, âgé de 3 ans, présentaient un "aspect rachitique" et "un état de saleté". En outre, les policiers ont rapporté que l'appartement se trouvait dans un état "insalubre" au moment de leur arrivée. Les quatre enfants ont été placés provisoirement auprès de l'aide sociale à l'enfance. 

L'homme nie toute intention d'homicide

Lors de ses auditions, le meurtrier présumé, âgé de 35 ans, a avoué une dispute avec la victime "mais il a nié toute intention homicide", selon le magistrat. Le procureur de la République, Loïc Abrial, a expliqué que l'homme a "tenté de se dédouaner du décès de son épouse et du manque de soins des enfants. (...) Il a également tenté de rejeter la responsabilité du drame sur sa seconde compagne, également présente dans le logement lors des faits. Cette dernière a contesté toutes les accusations portées contre elle."
Point important dans ce genre d'affaire, aucun "signe avant-coureur de violence" n'avait été "porté à la connaissance (...) de toutes les autorités qui sont à même de signaler la situation", a indiqué le parquet. De même, le mari n'était pas connu de la justice pour des faits de violence mais uniquement pour des délits routiers. 

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