2 min de lecture Faits divers

Enfant français jeté du Tate Modern : le suspect plaide coupable

Le jeune homme britannique, accusé d'avoir jeté un enfant français du 10e étage du musée londonien Tate Modern, a plaidé coupable devant la justice vendredi 6 décembre.

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000_1JC1YP Crédit : Tolga Akmen / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

Un jeune Britannique accusé d'avoir jeté un garçon français de six ans du 10e étage du célèbre musée Tate Modern de Londres a plaidé coupable de tentative de meurtre vendredi 6 décembre devant la justice britannique. Cette dernière ne prononcera sa peine que le 17 février, afin de poursuivre l'évaluation de l'état psychiatrique de l'accusé, a précisé le président.

Jonty Bravery, 17 ans lors des faits mais désormais majeur, a comparu par vidéoconférence à la Cour criminelle de l'Old Bailey à Londres. Maintenu en détention, le jeune homme est hospitalisé dans un établissement spécialisé. Selon une expertise, il présente des troubles du spectre de l'autisme, des troubles obsessionnels compulsifs et "vraisemblablement" des troubles de la personnalité.

L'enfant, qui visitait Londres avec sa famille, avait été poussé le 4 août d'une plateforme d'observation du 10e étage du musée d'art moderne. Il avait atterri sur un toit du 5e étage, une trentaine de mètres plus bas. Le petit garçon a subi une hémorragie cérébrale et de multiples fractures, à la colonne vertébrale, aux jambes et aux bras. Le suspect avait été arrêté après avoir été cerné par des membres du public en attendant l'arrivée de la police.

La victime garde de lourdes séquelles

Le petit garçon a pu être rapatrié en France mi-septembre. Dans une déclaration transmise vendredi 6 décembre par Scotland Yard, sa famille a indiqué que l'état de l'enfant nécessite qu'il soit toujours en rééducation intensive.

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La jeune victime n'a toujours pas retrouvé la mobilité de tous ses membres ou ses capacités cognitives. "Il est constamment réveillé par la douleur", mais "n'est pas en mesure d'appeler le personnel de l'hôpital", selon sa famille. "La vie s'est arrêtée pour nous il y a quatre mois. Nous ne savons pas quand, ni même si nous pourrons recommencer à travailler ou retrouver notre domicile, qui n'est pas adapté pour un fauteuil roulant", ont-ils poursuivi.

Mais la famille se veut rassurante pour l'avenir. Dans un message publié le mois dernier sur un site destiné récolter des fonds pour soigner l'enfant, sa famille avait annoncé qu'il "faisait beaucoup de progrès" et pouvait sortir en fauteuil roulant. "Il sourit et rit beaucoup de nouveau", poursuivait le message, remerciant les donateurs pour leur générosité.

Les motivations du suspect sont confuses

Les motivations de l'accusé restent confuses, a indiqué la police londonienne vendredi. Le fait qu'il ait plaidé coupable "épargne à la famille de la victime le traumatisme d'un procès et elle peut à présent se concentrer sur le rétablissement de son enfant", a déclaré l'inspecteur en chef John Massey dans un communiqué.

Selon les éléments recueillis lors de l'enquête, le suspect, juste après son geste, a déclaré à un employé du musée : "Je crois que j'ai tué quelqu'un, je viens de le jeter depuis le balcon".
Il avait expliqué avoir entendu des voix lui intimant de blesser ou tuer des gens. "Je veux que ce soit aux informations, qui je suis et pourquoi je l'ai fait", avait-il déclaré aux enquêteurs.

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