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Nicolas Sarkozy et Claude Guéant en 2011 à Bormes-les-Mimosas
Crédit : GERARD JULIEN / AFP
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Son état de santé ne lui permet pas d'assister aux audiences du procès en appel de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant n'a pour autant rien raté du lâchage en règle de son ancien patron lors de son interrogatoire fleuve la semaine dernière. Le préfet à la retraite est "écœuré" d'après son entourage, il a donc choisi de sortir de sa réserve et de la loyauté habituelle en faisant parvenir une attestation versée ce matin aux débats devant la cour d'appel de Paris.
Dans ce document de trois pages consulté par RTL, Claude Guéant réplique point par point à Nicolas Sarkozy. D'abord pour démentir toute poursuite "d'intérêt personnel" dans l'affaire libyenne alors que l'ancien chef de l'État a suggéré le contraire à la barre la semaine dernière quand il a affirmé "à la lecture du dossier" que leurs intérêts pouvaient être différents (en référence notamment aux 500.000 euros touchés par Claude Guéant selon l'accusation). L'ancien bras droit et éternel lieutenant en profite pour adresser un premier tacle, et affirmant n'avoir fait "que suivre les instructions" du ministre puis président tout au long de sa collaboration.
Claude Guéant avance ensuite sur des faits. Sur les trois voyages effectués en Libye entre 2008 et 2011 comme secrétaire général de l'Élysée, Nicolas Sarkozy était "forcément au courant" cingle l'ancien secrétaire général de l'Élysée, car "j'étais absent du bureau" et surtout ces déplacements ont été faits "à la demande du président". Autre point, dont Claude Guéant concède qu'il peut sembler "n'avoir guère d'importance" mais auquel il tient à répondre : s'il est exact qu'il n'a "jamais invité" Nicolas Sarkozy à dîner chez lui - "un collaborateur n'invite pas le président à dîner" -. l'ancien bras droit conteste les affirmations de son coaccusé à la barre qui n'aurait "jamais rencontré sa femme". "C'est inexact, il l'a rencontrée à de nombreuses reprises et, à chaque fois l'embrassait chaleureusement" écrit Claude Guéant.
Enfin le collaborateur de 20 ans relate une scène jusqu'ici inconnue, lors du dîner officiel à Tripoli en juillet 2007 suite à la libération des "infirmières bulgares" par la Libye, obtenue par Nicolas Sarkozy tout juste élu président de la République : d'après lui le chef de l'Etat le "fait appeler" pour que Mouammar Khadafi répète devant lui sa "préoccupation" concernant son beau-frère et chef du renseignement intérieur libyen Abdallah Sennousi, condamné par contumace pour l'attentat du DC 10 en 1989 et dont le Guide souhaitait la réhabilitation : comme souvent il m'a dit : "Claude, voyez cela".
Nicolas Sarkozy affirme depuis le début du procès n'avoir jamais eu connaissance des tractations concernant Abdallah Sennousi. Interrogé à la barre ce mardi 14 avril au matin sur cette instruction donnée devant Khadafi, l'ancien président a répondu de nouveau : "J'oppose un démenti le plus formel".
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