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Procès en appel du financement libyen : Nicolas Sarkozy affirme ne pas avoir "honte" de ses actes, contrairement à d'autres dans le dossier

Au deuxième jour de son interrogatoire serré au procès en appel du financement libyen de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy a réitéré, mercredi 8 avril, sa thèse d'une accusation montée de toutes pièces par le clan Kadhafi par "haine" pour son rôle dans la chute du régime.

Nicolas Sarkozy lors de son procès en appel concernant les accusations selon lesquelles il aurait sollicité un financement libyen pour sa campagne électorale de 2007, au palais de justice de Paris le 8 avril 2026.

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Les informations à retenir
  • Au deuxième jour de son interrogatoire au procès en appel du financement libyen de 2007, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que les accusations étaient montées de toutes pièces par le clan Kadhafi. En 2011, il avait reçu à l’Élysée les représentants du Conseil national de transition, reconnus comme légitimes par la France, provoquant la colère de Kadhafi.
  • Le président Olivier Géron a confronté Nicolas Sarkozy aux carnets posthumes de Choukri Ghanem, découverts après la mort du ministre libyen en 2012. Ces documents ont évoqué une discussion entre dignitaires libyens sur un financement de sa campagne en avril 2007. L'ex-président a récusé ces accusations, les attribuant à la "haine" du clan Kadhafi face au rôle de la France dans l’intervention militaire de 2011.
  • Pour rappel, en première instance, Nicolas Sarkozy a été relaxé de trois des quatre infractions mais condamné pour association de malfaiteurs. Les juges avaient estimé que le financement libyen de sa campagne de 2007 n'était pas prouvé, malgré l'envoi de 6,5 millions d'euros par la Libye en janvier et novembre 2006.
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Ce direct est terminé

Ce direct consacré au procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement libyen présumé de sa campagne de 2007 est terminé. Pour suivre les débats, rendez-vous sur notre direct du jeudi 9 avril.

"Je ne pense pas avoir tenu des propos incohérents"

Nicolas Sarkozy : "Je ne pense pas avoir tenu des propos incohérents. Ça ne veut pas dire qu'il faut me croire, mais enfin, être cohérent, c'est déjà un premier pas vers la crédibilité. En tout cas, être incohérent, c'est un grand pas vers la méfiance". 


Le président de la cour, Olivier Géron, répond : "D'un point de vue juridique, c'est un peu plus compliqué, M. Sarkozy". 

Interrogatoire du président terminé. Le débat reprendra ce jeudi avec les questions des parties civiles. 

"Je n'ai pas honte de ce que j'ai fait"

Le président Olivier Géron interroge Nicolas Sarkozy sur une écoute entre Claude Guéant et sa fille, dans laquelle elle lui demande s'il va un jour dire tout ce qu'il sait : "Que voulait-elle dire ?"

Nicolas Sarkozy : "Si je regarde... J'ai été écouté pendant des années, mon patrimoine a été examiné, j'ai répondu quantité de fois. Je n'ai pas honte de ce que j'ai fait. Quand je vois certains éléments du dossier, je ne suis pas sûr que ce soit le cas de tout le monde.

Je ne sais pas ce qu'elle voulait dire. J'aurais été moi-même très heureux que M. Guéant soit là. Je plains sa santé". 

"On n'avait pas de vie mondaine ou sociale ensemble"

Retour sur la montre offerte par Alexandre Djouhri à Claude Guéant.

Nicolas Sarkozy : "Je l'ai appris en lisant le dossier, Monsieur le président. Il aurait mieux valu qu'il refuse le cadeau". 

Le président de la cour demande comment il a été informé des conditions d'achat de son appartement.

Nicolas Sarkozy : "Il est nommé ministre de l'Intérieur tardivement. En février 2011, ni le Premier ministre François Fillon ni moi n'avions été informés, sinon il n'aurait pas été nommé.
Personne ne sollicite le Premier ministre François Fillon ou moi sur ce point. 

Aussi étonnant que ça puisse paraître, je n'ai jamais été invité à déjeuner ou à dîner chez Claude Guéant. On n'avait pas de vie mondaine ou sociale ensemble. Je n'ai jamais croisé sa femme. Je n'ai jamais été invité chez eux. Et j'ai découvert tout cela dans la procédure, la presse et le signalement Tracfin". 

Les voyages de Claude Guéant en Libye

Retour sur Claude Guéant.

Le président de la cour rappelle qu'une perquisition en février 2013 a permis de retrouver chez lui les numéros de Béchir Saleh, Djouhri, Takieddine et Moussa Koussa. Il précise que Guéant a reçu Béchir Saleh à six reprises et demande : "Étiez-vous au courant ?"

Nicolas Sarkozy : "Non, Monsieur le président. Je pense qu'il faut mettre ces relations sur le plan amical". 

Olivier Géron, poursuit : "Claude Guéant va effectuer au moins quatre voyages en Libye, pour quels motifs ?"

Nicolas Sarkozy : "Je ne m'en souviens pas. Je ne les ai pas demandés, je ne sais pas. Si je regarde en arrière, je ne vois pas de faits saillants. Moi, je n'ai pas eu à me préoccuper de la Libye. Je n'ai pas souvenance de contrats signés à ce moment-là. Je n'ai pas la moindre mémoire de ces voyages". 

"Mince, je dois me justifier d'être un assassin en plus d'un escroc..."

Le président Olivier Géron demande quelles ont été les circonstances de la mort de Kadhafi.

Nicolas Sarkozy : "Mince, je dois me justifier d'être un assassin en plus d'un escroc..."

Il détaille ensuite comment s'organise une opération militaire de cette ampleur.

"Les images de son lynchage, j'ai trouvé ça abominable", ajoute-t-il.

"Mes rapports avec Kadhafi étaient tendus"

Nicolas Sarkozy reprend : "Mes rapports avec Kadhafi étaient tellement tendus qu'il fut le seul chef d'État du sud de la Méditerranée à ne pas participer au Congrès des chefs d'États de la Méditerranée en 2008. C'est le seul à avoir refusé". 

"J'avais des certitudes, mais depuis la lecture du dossier, j'en ai moins"

Le président de la cour, Olivier Géron, à la suite d'une intervention de l'avocat de Nicolas Sarkozy, lui demande comment il se sent.

Nicolas Sarkozy : "J'ai chaud, Monsieur le président". Un ventilateur est installé. Suspension d'audience.

Le président de la cour lui demande s'il a la certitude que ses intérêts et ceux de ses collaborateurs étaient les mêmes.

Nicolas Sarkozy : "J'avais des certitudes, mais depuis la lecture du dossier, j'en ai moins". 

L'ancien chef d'Etat semble alors lâcher définitivement son ex-collaborateur Claude Guéant, absent au procès pour raisons médicales.

"Je ne sais pas comment Claude Guéant règle ses dépenses.."

Le président de la cour, Olivier Géron, indique qu'il ressort qu'entre 2007 et 2012, Claude Guéant a perçu au total 324.657 euros, alors qu'il était secrétaire général de l'Élysée puis ministre de l'Intérieur.

Nicolas Sarkozy : "Je ne sais pas comment Claude Guéant règle ses dépenses... Il ne m'en a jamais parlé. Il n'y a pas d'utilisation de cash par M. Sarkozy ou par des membres de sa famille.

Pour M. Guéant, ça me semble extrêmement étrange. Quelles conclusions en tirer ? C'est à M. Guéant de s'expliquer. Je ne peux pas expliquer comment il fait ses courses ou comment il aide ses enfants". 

"Cette campagne de 2007 a été vérifiée à deux reprises dans le cadre de deux instructions"

Nicolas Sarkozy poursuit : "Cette campagne de 2007 a été vérifiée à deux reprises dans le cadre de deux instructions, et on vient encore me demander si des fournisseurs ont pu être payés en cash... y compris le Fouquet’s, le fameux... A-t-il été payé en liquide ? Eh bien non, il a été payé par chèque". 

Face à Nicolas Sarkozy qui s'emporte, le président de la cour, répond posément : "Monsieur Sarkozy, ces questions, je suis obligé de vous les poser. Vous êtes à nouveau jugé devant cette cour. Si je ne vous les posais pas, je commettrais une faute professionnelle". 

Il enchaîne ensuite en évoquant une note Tracfin.

"Personne n'a trouvé de fausses factures..."

Le président de la cour, Olivier Géron, rappelle que Nicolas Sarkozy a déclaré que la campagne de 2012 ressemblait "comme une sœur" à celle de 2007, alors qu'il est désormais admis que les plafonds de 2012 ont été largement dépassés.

Nicolas Sarkozy : "Dans l'ordonnance de renvoi, il est écrit que Nicolas Sarkozy n'était pas informé du système de double facturation. J'ai été condamné, non pas pour avoir maquillé les comptes, mais parce que je les ai signés.

Quand je vais faire un meeting au Zénith de Paris ou à Toulon, en 2007 comme en 2012, ce sont les mêmes meetings. Ce qui change, c'est qu’en 2007, on a géré nous-mêmes : pas d'Event, pas de Bygmalion.

En 2012, Jean-François Copé dit : 'Bygmalion n'est pas dans la campagne, je ne ferai pas campagne'. Qui sont les PDG de Bygmalion ? Ce ne sont pas des proches à moi, ce sont des proches de Jean-François Copé. Et ils sont payés sur des pourcentages de factures...

Quand les juges d'instruction se sont intéressés à ma campagne de 2007, personne n'a trouvé de fausses factures..."

Les primes en espèces

On en vient aux primes en espèces.

Le président de la cour, Olivier Géron, lui demande ce qu'il pense du fait qu'Éric Woerth ne l'en ait pas informé.

Nicolas Sarkozy : "Vous vous souvenez des réponses d'Éric Woerth... Ce n'étaient pas des dépenses de campagne, donc je comprends tout à fait qu'il ne m’en ait pas parlé. 

Il a pris cette décision, point. Moi, j'ai un trésorier de campagne, j'ai un budget de campagne... Et puis cet argent liquide, il l'a reçu en plusieurs fois. On a reçu 90.000 dons pendant la campagne...

Après, j'ai été élu, il est devenu ministre, on s'est mis au travail, on n'en a pas parlé. Il n'est pas venu me dire : 'Au fait, il y a eu 30.000 euros en petites coupures que j'ai remis aux petites mains de la campagne'. Est-ce que j'en ai été informé ? Non, je le confirme."

"J'avais besoin de profils de techniciens"

Le président de la cour interroge ensuite Nicolas Sarkozy sur le choix de Claude Guéant en tant que directeur de cabinet : "Je me suis amusé à regarder les profils des directeurs de campagne des précédents candidats... Claude Guéant n'avait pas de profil politique". 

Nicolas Sarkozy répond : "J'avais besoin de profils de techniciens. C'était plutôt une team de grosses têtes technocratiques, alors que moi j'étais plutôt un politique pur". 

Le président le relance  : "Quel était le rôle du directeur de campagne ?"

Nicolas Sarkozy : "Essentiellement la coordination". 

Reprise des débats

Le président de la cour demande à Nicolas Sarkozy comment il a rencontré Éric Woerth.

On en arrive ensuite à la question du financement de la campagne.

L'exfiltration de Béchir Saleh

Interrogé sur l'exfiltration de Béchir Saleh, Nicolas Sarkozy dément formellement en être à l'origine : "Ça n'a aucun sens, j'en avais besoin". 

Le président de la cour demande si cet intérêt était partagé par son entourage.

Nicolas Sarkozy : "Mais à quel moment mon entourage aurait eu intérêt à ce qu'un témoin à décharge s'en aille ? Personne !"

"Je l'ai revu sur le tarmac à Tripoli"

Le président lit les déclarations de Béchir Saleh, qui affirme qu'Alexandre Djouhri lui a présenté Nicolas Sarkozy quand il était au ministère de l'Intérieur.

Nicolas Sarkozy : "J'ai croisé Béchir Saleh lorsqu'il était avec Alexandre Djouhri et M. Guéant. Je pense qu'à ce moment-là, nous étions en négociation pour les infirmières. M. Guéant l'a reçu à l'Élysée, m'a demandé de venir lui serrer la main, et je l'ai revu sur le tarmac à Tripoli" au moment de la libération des infirmières. 

La rencontre avec Béchir Saleh

Le président lui demande quand il a rencontré Béchir Saleh.

Nicolas Sarkozy : "Je n'ai jamais rencontré M. Saleh en tant que ministre de l'Intérieur. Je pense l'avoir croisé dans les couloirs de l'Élysée et lui avoir serré la main. Mais ma première vraie rencontre, c'est en juillet 2007, lorsque je me rends en Libye". 

Les "17 versions de Takieddine"

Nicolas Sarkozy : "On est dans un asile d'aliénés, mobilisés par la haine". 

À propos des "17 versions de Takieddine", le président ajoute : "Le 28 janvier 2006, il dit avoir déposé une valise de billets dans mon appartement. Il dit au juge : quand je revenais de Libye, je me rendais directement de l'aéroport à l'intérieur... Et alors, le 28 janvier 2006, il dit déposer des billets, et quelle chance : un quotidien titre 'On a vu Nicolas Sarkozy faire son marché sur l'Isle-sur-la-Sorgue', le 28 janvier 2006... Quelle chance !"

"C'est la haine..."

Nicolas Sarkozy cite un tweet qu'il attribue au fils Kadhafi, publié au moment de son incarcération. Selon ses dires à la barre :

"Nicolas Sarkozy dort en prison... Ça fait 14 ans que je travaille à cela".

Il ajoute : "C'est la haine..."

"C'est un choc pour Kadhafi"

Nicolas Sarkozy : "Le 11 mars, je reçois à l'Élysée le chef du CNT (Conseil national de transition). Je suis le premier président au monde à le recevoir. C'est un choc pour Kadhafi. C'est un homme qui connaît le sang, c'est un tueur. Et voir que je reçois cet homme, alors qu'il était à la tête du pays depuis quarante ans...

C’est dans les heures, les jours qui suivent qu'il donne cette interview. Et le fils Kadhafi, c'est normal, il vient au secours de son père... Il parle de virements, pas de cash, et il dit : 'On va tout donner.'

Quand j'entends cela, je suis soulagé ! À cette époque-là, on est en 2011 : nous sommes en 2026, et la cour n'a pas eu un seul numéro de compte, pas une ligne, pas une seule..."

"À aucun moment, il n'est évoqué le financement de ma campagne"

Nicolas Sarkozy : "J'ai pu analyser les comptes de M. Takieddine : c'était un malade de la précision. À aucun moment, il n'est évoqué le financement de ma campagne. Donc, ce qui m'a traversé l'esprit, c'est qu'il reste un régime libyen avec des clans vivant sur la bête et se la partageant. Un régime en place depuis plus de quarante ans, qui s'écroule tout d'un coup et provoque une panique chez ces gens, qui vont devoir rendre des comptes. Une confusion extrême chez des gens qui se détestent, qui ont peur et qui sont violents".

Le président lui demande donc si, en avril 2007, lorsque Béchir Saleh raconte ce qu'il a fait en sa faveur, il s'agit selon lui d'un mensonge visant à justifier des sommes qu'il aurait lui-même - ou d'autres - utilisées à des fins personnelles.

Nicolas Sarkozy : "Béchir Saleh n'est pas le seul Libyen à avoir utilisé des fonds pour ses intérêts personnels..."

Les virements bancaires

Le président évoque différents virements de plusieurs millions d'euros vers les comptes de l'homme d'affaires français Alexandre Djouhri et Ziad Takieddine, et lui demande ce qu'il pense du rapprochement entre ces différents flux.

Nicolas Sarkozy ironise : "Si on fait la somme de ces virements, on est à six millions et demi. On est loin des 50 millions... Donc déjà, on est à 14% de la somme, je progresse... Quel est le lien avec ma campagne ? Il y a une partie qui va vers Takieddine : le reste, ce sont des affaires entre Béchir Saleh et Alexandre Djouhri. Ça ne me concerne pas".

Les carnets de Choukri Ghanem

Le président interroge sur les carnets de Choukri Ghanem (ancien ministre libyen du Pétrole, retrouvé noyé en 2012).

Nicolas Sarkozy : "Je ne sais pas si ces carnets sont faux ou non, mais je relève qu'il ne dit pas un mot, en 2011, sur le financement de ma campagne". 

"J'ai tout de suite dit : c'est un faux"

Le président de la cour Olivier Géron souligne que, si ce document est un faux, il est relativement bien fait. Il rappelle que les expertises révèlent que la signature est susceptible d'être celle de Moussa Koussa, ou que, s'il s’agit d'un faux, celui-ci est bien réalisé. Il s'interroge enfin sur le fait de prendre le risque d'y inscrire une mauvaise date.

Nicolas Sarkozy : "C'est de plus en plus compliqué... Je dois me mettre maintenant dans la peau des faussaires... Tous ceux, sans exception, qui se sont penchés sur cette note ont conclu que c'était soit un faux, soit vraisemblablement un faux : le juge d'instruction, le tribunal, le parquet financier au moment du procès. 

Autre remarque : la date. Quand le document est sorti, je ne m'en suis pas préoccupé, ce n'était pas le débat. Le débat, c'était de savoir si 50 millions étaient arrivés dans ma campagne. J'ai tout de suite dit : c'est un faux. Personne n'en a trouvé trace. Un virement, ça laisse des traces ; du cash, on n'en a pas trouvé dans ma campagne après deux instructions… Je ne sais pas pourquoi ils ont mis cette date. Les deux signataires ont contesté cette note. 

Aujourd'hui, il me paraît difficile que cette note, qui évoque les 50 millions, ait la moindre crédibilité". 

La note Moussa Koussa

Nicolas Sarkozy a encore la voix caverneuse après les huit heures de questions ce mardi. 

Le président lui demande quand il a eu connaissance de la note de Moussa Koussa, dévoilée par Médiapart en 2012 lors de l'entre-deux tours.

Nicolas Sarkozy : "Le 28 avril, lorsque je suis à Clermont-Ferrand avec Brice Hortefeux".  

Reprise des débats

Retour au procès de Nicolas Sarkozy pour son deuxième jour d'interrogatoire avec reprise des questions du président de la cour, notamment sur le chef des services de renseignement libyens, Moussa Koussa.

Nicolas Sarkozy affirme qu'il ne le connaît pas. Il déclare : "J'ai le souvenir de lui avoir serré la main une fois". 

Nicolas sarkozy se dit toujours innocent

Comme en première instance, Nicolas Sarkozy continue de clamer son innocence dans cette affaire. Hier, il a affirmé ne pas être informé des rencontres entre ses collaborateurs, Abdallah Senoussi et Ziad Takieddine. 

Lors de sa réponse aux parties civiles, il a également déclaré leur "devoir la vérité", affirmant qu'"on ne répare pas une souffrance par une injustice". "Je suis innocent", a déclaré l'ancien président.

Une "faute" de claude Guéant et brice hortefeux

Nicolas Sarkozy a estimé mardi que ses collaborateurs avaient été "coupables d'imprudence" en rencontrant Abdallah Senoussi à Tripoli fin 2005, à son insu selon lui. Il a évoqué une "erreur" et même une "faute" de Claude Guéant et Brice Hortefeux, affirmant qu'ils ont été "victimes de la cupidité" de l'intermédiaire Ziad Takieddine, qui s'est selon lui immiscé dans l'organisation du déplacement de Claude Guéant. 

Les rencontres de Claude Guéant et Brice Hortefeux avec ce dignitaire ont notamment valu à Nicolas Sarkozy sa condamnation en première instance à cinq ans de prison ferme. 

Deuxième jour d'interrogatoire pour nicolas sarkozy

Bonjour à tous est bienvenue dans ce direct dédié au procès en appel dans l'affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. 

L'audience s'ouvre pour cette deuxième journée d'interrogatoire de l'ancien président. Hier, Nicolas Sarkozy a déjà été longuement interrogé. Il a d'abord pu répondr au témoignage des parties civiles, les proches des victimes de l'attentat du DC-10 ayant été entendus la semaine dernière. 

Il a ensuite répondu aux questions de la cour sur les rencontres de ses proches collaborateurs avec Abdallah Senoussi, la justice soupçonnant que ces rencontres avec le n°2 du régime de Mouammar Kadhafi aient servi à nouer un "pacte de corruption" sous la bénédiction de Nicolas Sarkozy. 

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