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Disparition de Narumi Kurosaki : le Chili va-t-il extrader le suspect ?

Narumi Kurosaki avait 21 ans quand elle a été vue pour la dernière fois, à Besançon, le 4 décembre 2016. La justice française voudrait faire comparaître le ressortissant chilien Nicolas Zepeda et a donc envoyé au Chili une demande d'extradition.

Nicolas Zepeda-Contreras, ex-petit ami de Narumi Kurosaki, à Santiago en 2017
Nicolas Zepeda-Contreras, ex-petit ami de Narumi Kurosaki, à Santiago en 2017 Crédit : Pablo VERA / AFP
Noémie Grinberg et AFP

L’enquête est close depuis octobre dernier, mais l’affaire est encore loin d’être résolue. La justice chilienne a confirmé ce jeudi 5 décembre avoir reçu de la France une demande d'extradition d’un certain Nicolas Zepeda

Ce dernier est soupçonné d'être derrière la disparition d'une étudiante japonaise en 2016 à Besançon. Narumi Kurosaki avait 21 ans et vivait sur le campus universitaire, quand elle a été vue pour la dernière fois le 4 décembre 2016. Son corps n'a jamais été retrouvé. Nicolas Zepeda était son petit-ami. 

Le juge chilien Jorge Dahm a annoncé qu’il tiendra une audience le 12 décembre sur cette demande et que le parquet chilien "examine tous les antécédents", a-t-il indiqué sans donner plus de détails. 

Il y a peu de chance que ce ressortissant chilien comparaisse un jour devant la cour d'assises de Besançon pour l'assassinat de l’étudiante. Mais après "34 mois d’investigations", tout est réuni pour l’inculper et le juger, a assuré le procureur de la République à Besançon, Etienne Manteaux.

Un dossier accablant

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Nicolas Zepeda et Narumi Kurosaki s’étaient rencontrés à l’université de Tsukuba, près de Tokyo en février 2015 et avaient entamé une relation amoureuse. Mais la jeune fille a obtenu une bourse pour un échange universitaire d’une durée d’un an en France, à Besançon. C’est à ce moment que Nicolas Zepeda serait devenu jaloux, vivant mal l’éloignement. Les enquêteurs ont établi par exemple, que le 5 septembre 2016, jour où leur rupture semble se précipiter, les deux amants s'adressent 646 messages en trois heures, comme le rapporte Le Parisien.

D'après les investigations, Nicolas Zepeda s'était rendu début décembre 2016 à Besançon pour voir la jeune femme. À son arrivée, il aurait acheté cinq litres de produit inflammable, des allumettes, et un pulvérisateur de détergent, payés avec sa carte bancaire.

Le soir du 4 décembre, après avoir dîné ensemble, ils sont rentrés tous les deux sur le campus. Personne n’a jamais revu Narumi Kurosaki. Cette nuit-là, a rapporté le procureur, plusieurs étudiants ont entendu "des hurlements de terreur, des cris", mais "personne n'a prévenu la police". 

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