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Salah Abdeslam arrêté : François Molins n'est pas inquiet pour l'extradition du suspect

Le suspect clé des attentats du 13 novembre s'est opposé à son extradition vers la France après son arrestation le 18 mars dans la banlieue de Bruxelles.

Le procureur de Paris, François Molins, à Bruxelles le 21 mars 2016.
Le procureur de Paris, François Molins, à Bruxelles le 21 mars 2016.
Geoffroy Lang & AFP

Interrogé sur le refus de Salah Abdeslam d'être remis à justice française, le procureur de Paris François Molins ne s'est pas montré inquiet lundi 21 mars. Le magistrat s'est contenté d'affirmer qu'il y avait "une forte attente de la justice française et des victimes" pour que le suspect clé des attentats du 13 novembre puisse être jugé en France. "Il y a une forte attente de la part de la justice française et surtout des victimes de pouvoir obtenir que Salah Abdeslam vienne s'expliquer devant des juges français", a déclaré François Molins lors d'une conférence de presse à Bruxelles avec le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw.

"Il faut laisser le temps à la justice belge de respecter" les règles applicables au mandat d'arrêt européen a ajouté le procureur de Paris. "Le délai butoir c'est trois mois", a-t-il rappelé. Au lendemain de l'arrestation de Salah Abdeslam dans la banlieue de Molenbeek, le membre présumé du commando terroriste du 13 novembre s'est opposé à son extradition en France par l'intermédiaire de son avocat Sven Mary.

Le parquet n'est pas inquiété par les plaintes de Salah Abdeslam

François Molins, contre lequel l'avocat de Salah Abdeslam souhaite porter plainte pour "violation du secret de l'instruction," s'est dit "très serein sur cette question". L'avocat belge du suspect des attentats de Paris, maître Sven Mary, a estimé que "la lecture d'une partie de l'audition de Salah Abdeslam en conférence de presse constitue une violation" du secret de l'instruction dimanche 20 mars. Selon le procureur de Paris, Salah Abdeslam avait affirmé aux enquêteurs belges qu'il "voulait se faire exploser au stade de France" à Paris le soir des attentats de novembre dernier, mais qu'il avait finalement fait "machine arrière".

"On travaille sur deux dossiers qui sont unis par une équipe commune d'enquête, il est bien évident que dans le cadre de ce dossier commun, nous avons la possibilité de nous exprimer selon nos règles procédurales propres", a souligné le magistrat. François Molins a rappelé que le code de procédure pénale "porte le principe de secret de l'enquête et de l'instruction mais autorise le procureur à rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure". "Je pense que c'est ce que j'ai fait", a-t-il argué.

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