2 min de lecture

Incendie criminel à Décines-Charpieu : quatre jeunes de 16 à 18 ans interpellés et placés en garde à vue

L'enquête sur l'incendie criminel de Décines-Charpieu, qui a coûté la vie à trois personnes le 11 mai, a connu une avancée avec l'interpellation de quatre jeunes hommes. Les policiers tentent désormais de déterminer si les victimes étaient ciblées dans une opération liée aux trafics de drogue.

Trois personnes sont décédées, le 11 mai au matin lors d'un incendie criminel dans un immeuble de Décines-Charpieu, en banlieue de Lyon

Crédit : JEFF PACHOUD / AFP

Incendie criminel près de Lyon : deux mineurs et deux majeurs interpellés

00:01:10

"Je me suis vu mourir" : sur RTL, un habitant se trouvant au dernier étage de l'immeuble qui a pris feu à Décines-Charpieu témoigne

00:01:14

"Elle avait le choix entre rester dans l'appartement ou sauter" : sur RTL, un habitant de l'immeuble de Décines-Charpieu incendié témoigne

00:01:30

Incendie criminel : Jean-Emmanuel Alloin, adjoint à la sécurité de la mairie de Décines-Charpieu, est l'invité de Jérôme Florin

00:05:56

Raphaël Vantard & Jérémy Descours

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Plus de dix jours après l'incendie criminel qui a coûté la vie à trois personnes dans le quartier du Prainet à Décines-Charpieu, près de Lyon, l'enquête connaît une avancée majeure. Quatre jeunes hommes, âgés de 16 à 18 ans, ont été interpellés, ce jeudi 21 mai, dans l'agglomération lyonnaise puis placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet pour homicide volontaire en bande organisée.

Les enquêteurs de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) cherchent désormais à déterminer le rôle précis de chacun dans ce drame survenu le 11 mai dernier. Ce jour-là, plusieurs départs de feu avaient été déclenchés dans un immeuble de sept étages du quartier populaire du Prainet, à proximité du Groupama Stadium.

L'incendie avait fait trois victimes : un homme de 28 ans et sa tante de 61 ans, retrouvés morts dans un appartement situé au dernier étage, ainsi qu'un autre homme de 28 ans, décédé après s'être jeté par la fenêtre pour échapper aux flammes. Les trois victimes étaient inconnues de la justice.

Un règlement de comptes sur fond de trafic de drogues ?

Très vite, la piste criminelle s'est imposée. Les investigations se concentrent notamment sur un possible règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants. Les policiers cherchent à savoir si certaines personnes étaient spécifiquement visées ou si les victimes sont mortes de manière accidentelle, prises au piège d'une opération d'intimidation.

À lire aussi

Peu après le sinistre, des images de vidéosurveillance avaient montré deux individus vêtus de sombre quittant les lieux à trottinette. Plusieurs incendies criminels et des tirs d'armes à feu avaient déjà été signalés ces dernières semaines dans cette même rue, alimentant les inquiétudes des habitants.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a salué, jeudi soir, le travail des enquêteurs. "Ces faits, inadmissibles et dramatiques, appelaient une réponse rapide", a-t-il écrit sur X après les interpellations.

"Des crapules qui sont sans foi ni loi"

À Décines-Charpieu, la tension reste vive. Dès le lendemain du drame, la mairie avait annoncé la mise en place d'un couvre-feu pour les mineurs à partir de 22h. Sur RTL, l'adjoint à la sécurité Jean-Emmanuel Alloin avait décrit une ville confrontée depuis plusieurs semaines à une montée des violences liées au narcotrafic.

"Notre ville est depuis plusieurs semaines attaquée par des bandits qui mettent le feu aux cages d'escalier. Je pense qu'on est sur le même mode opératoire et qu'on a affaire aux mêmes personnes", avait-il déclaré.

L'élu évoquait également "2.500 habitants qui ont peur" dans ce quartier marqué récemment par des tirs et des violences répétées. Fin avril, une mère de famille avait notamment été blessée par une balle perdue alors qu'elle rentrait chez elle avec ses enfants.

Face à cette situation, la municipalité réclame une réponse plus ferme de l'État. "On a affaire à des crapules qui sont sans foi ni loi", dénonçait Jean-Emmanuel Alloin sur RTL, allant jusqu'à demander un "état d'urgence localisé" contre le narcotrafic.

Mardi 19 mai, plus d'un millier de policiers et gendarmes ont mené plus de 200 opérations dans le Rhône afin d'envoyer un "signal fort" contre les trafics. Selon la préfecture, cette opération a conduit à 122 interpellations, ainsi qu'à la saisie de 107 kilos de drogues et neuf armes.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée