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Des "entraînements" dans des tunnels, 21 mortiers retrouvés : un groupe d'ultragauche suspecté de préparer une action violente contre la ligne Lyon-Turin

Six hommes et deux femmes ont été mis en examen, suspectés d'avoir prévu une action violente lors de manifestations contre le projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin. Ils sont nés entre 1997 et 2007.

Une photo montre une balance symbolisant la justice.

Crédit : Philippe HUGUEN / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Ils sont suspectés d'avoir préparé une "action violente" lors d'une manifestation contre la ligne Lyon-Turin. Huit personnes ont été mises en examen le 27 juillet dernier pour "détention et transport en bande organisée d’engins explosifs, association de malfaiteurs, et refus de donner ses codes et se soumettre aux prélèvements", a indiqué le parquet de Paris à RTL, confirmant une information du Parisien

Le 22 juillet, un signalement avait été fait à la préfecture de police sur un groupe d'ultra-gauche soupçonné de préparer une action violente lors de ces manifestations, prévues entre les 24 et 26 juillet en Italie, contre le chantier Lyon-Turin

Des "entraînements" dans des tunnels

Les huit suspects, six hommes et deux femmes, sont nés entre 1997 et 2007, détaille le parquet de Paris. Ils avaient participé à des "entraînements" de maniement aux explosifs dans des tunnels de la petite ceinture où des serflex et bouteilles en plastique vides, dont certaines étaient explosées ou attachées à des mouchoirs, ont été retrouvées. 

Tous comptaient partir en Italie : ils avaient des téléphones dédiés et 21 mortiers ont été retrouvés chez l'un d'entre eux. 

Les huit mis en examen sont soupçonnés d’avoir participé à une manifestation contre le canal Seine-Nord, émaillée de feux de broussailles et de jets d’engins pyrotechniques en direction des forces de l’ordre, précise le parquet à RTL. 

Une vive contestation pour le projet Lyon-Turin

La ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin fait l'objet de contestations depuis son lancement il y a plus de 30 ans. Ce projet estimé à plus de 14 milliards d'euros (qui a 18 ans de retard) est soutenu par les autorités et les acteurs économiques, au nom du développement du fret ferroviaire, mais contesté par les militants écologistes qui dénoncent son impact sur les Alpes et son coût considérable. 

Samedi 25 juin, lors d'une manifestation organisée dans le Val de Suse en Italie, des milliers de personnes se sont rassemblées pacifiquement mais le regroupement a dégénéré faisant des blessés chez les forces de l'ordre et d'importants dégâts matériels. Des groupes d'opposants ont pris pour cible plusieurs des cinq sites de construction actifs côté italien et sont parvenus à s'introduire dans le chantier principal de Chiomonte (Chaumont en français), où doit débuter en 2027 le creusement du tunnel reliant l'Italie à la France. 

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