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"On aurait dû tuer le match" : contre l'Italie, l'attaque des Bleus a encore péché dans l'efficacité devant un Donnarumma énorme

Si elle s'est heurtée à un excellent Gianluigi Donnarumma, la sélection tricolore a de nouveau fait preuve d'un manque de réalisme pour sa troisième rencontre de Ligue des nations depuis l'arrivée du nouveau sélectionneur, vendredi 2 octobre au Stade de France.

Ousmane Dembélé face à Gianluigi Donnarumma lors de France-Italie en Ligue des nations, le 2 octobre 2026 au Stade de France.

Crédit : FRANCK FIFE / AFP

Gabriel Joly

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"On méritait mieux, mais le foot est comme ça." Si l'équipe de France a échoué à s'imposer pour la première fois depuis sa prise de fonctions, Zinédine Zidane n'a pas souhaité accablés ses joueurs à l'issue du match nul concédé contre l'Italie pour ses retrouvailles avec le Stade de France (1-1), vendredi 2 octobre, à l'occasion de la troisième journée de Ligue des nations.
"Je suis très déçu. On aurait dû tuer le match mais je suis fier de mes joueurs. Le contenu est très bon, mes joueurs ont été exemplaires. Je suis frustré pour mes joueurs car ils ont tout donné", a-t-il expliqué au micro de TF1, dans un discours volontairement encourageant, mais il souligne surtout l'un des principaux maux des Bleus depuis son arrivée : le manque d'efficacité du trio d'attaque de son 4-3-3.


En comptant les rencontres gagnées sur la plus petite des marges en Turquie (1-0) et en Belgique (1-0), cette équipe de France en constante recherche d'équilibre en est désormais à 48 frappes tentées, pour trois petits buts. De quoi dénoter avec les 22 pions marqués en 8 rencontres à la dernière Coupe du monde, dans la fameuse formule propice aux quatre attaquants mise en place par Didier Deschamps.

"On est déçus du résultat, on aurait aimé gagner devant nos supporters. On ne va pas jeter le positif car on a appliqué les consignes du coach sur beaucoup d'aspects. On est sur la bonne voie comme il nous a dit dans le vestiaire. On est capables de créer beaucoup de danger, en première mi-temps ils ont été très solides. Il faut qu'on soit plus efficaces, on est tombés sur un grand gardien", a jugé Désiré Doué, toujours sur TF1, à ce propos.

De fait, la grande partie de son ancien portier au PSG, Gianluigi Donnarumma, auteur de sept arrêts de classe, y est pour beaucoup contre la Squadra Azzurra. Mais il n'est pas la seule raison qui explique ce réalisme fuyant. Kylian Mbappé, principal artificier des Français, ayant quitté le rassemblement après sa blessure sur son but en Turquie, laisse un vide devant. En son absence, Michael Olise a certes récupéré le costume, se frayant seul un chemin contre les Belges, puis d'un sublime coup franc face à l'Italie, mais c'est trop peu.

Dembélé et Doué ont eu des cartouches

En pointe, Estéban Lepaul a été fantomatique pour sa première titularisation internationale à Bruxelles, tandis qu'Ousmane Dembélé a été particulièrement cette fois, ratant par exemple un contrôle dans la surface sur une passe lumineuse de Rayan Cherki (lui-même trop brouillon aux abords de la zone de vérité), ou encore un face-à-face au retour des vestiaires, quand les Tricolores venaient d'échouer à marquer en première période pour la 7e rencontre de suite.

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Interrogé sur la prestation de son capitaine, Zidane a néanmoins expliqué l'avoir "trouvé bon" : "Ousmane fait du Ousmane, je suis content de lui, il est partout sur le terrain et il perd souvent sa position. Je n'ai pas grand chose à lui reprocher, il s'est créé pas mal d'occasions".

"On a eu la possession en première mi-temps mais c'était stérile, c'est ce qu'on a essayé de rectifier à la mi-temps. Pour faire mal à l'adversaire, il faut prendre les espaces. Sur le contenu, on a mis des choses en place, eux ont joué leur jeu, défensif, 'à l'italienne'. On n'a pas été trop en danger", a-t-il encore estimé auprès du diffuseur. 

Quant à Doué ? Après avoir trouvé la transversale en Belgique, il a été assez remuant mais manque visiblement de confiance, près de deux mois après avoir trouvé le chemin des filets pour la dernière fois en Supercoupe d'Europe avec Paris. "Tout ne passe pas forcément, je suis un joueur qui aime prendre des risques donc il peut y avoir du déchet. J'arrive à me créer de bonnes occasions, maintenant il faut que je travaille sur ma lucidité devant le but", a-t-il expliqué après la rencontre. Comme la plupart des attaquants français, il connaît sa marge de progression pour le match retour contre la Belgique, lundi.

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