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Décès de Bénédicte Belair : 6 ans après, l'ex-concubin mis en cause

"Cette enquête a été bâclée depuis le début": 6 ans après la mort de Bénédicte Belair à Pont-Sainte-Maxence (Oise), son ex-concubin vient d'être mis en examen pour violences volontaires. Une étape dans le long combat que mène la sœur de la victime, Sylvaine Grévin, convaincue de la responsabilité de l'ex-concubin.

Sylvaine Grévin, qui tient un portrait de sa sœur, Bénédicte Belair, dans ses bras.

Crédit : Sylvaine Grévin pour RTL

Décès de Bénédicte Belair : "On veut protéger l'institution", accuse l'avocat de la sœur

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Décès de Bénédicte Belair : "Dès le départ, ce dossier a été bâclé", assure la sœur de la victime

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Anne Le Henaff

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L'ancien concubin de Bénédicte Belair, retrouvée morte chez elle dans l'Oise en avril 2017, couverte d'hématomes, a été mis en examen début janvier pour violences volontaires, et placé sous le statut de témoin assisté pour meurtre. L'homme, présumé innocent, nie les faits, et assure qu'il a découvert le corps en rentrant le soir du travail. Son avocate n'a pas souhaité s'exprimer.

Depuis près de 6 ans, la sœur de la victime, Sylvaine Grévin, se bat pour que la responsabilité de l'ex soit au moins examinée par les enquêteurs. L'enquête, concluant à une chute, a d'abord été classée sans suite au bout de quelques mois. "Dès le départ, ce dossier a été bâclé", estime-t-elle. Sylvaine Grévin s'est constituée partie civile pour la relancer. 

Sylvaine Grévin, qui tient un portrait de sa sœur, Bénédicte Belair, dans ses bras.

Crédit : Sylvaine Grévin pour RTL

Sans relâche, elle dénonce les incohérences de l'enquête, les lenteurs, voire les erreurs. "10 jours avant le décès, il la frappe à nouveau, les gendarmes la prennent en photo et voient le visage tuméfié (...) Tout était là pour que les choses puissent se faire rapidement", illustre-t-elle au micro de RTL. 

Tout cela n'est pas sérieux

Me Morice, avocat de la sœur

L'État français a été condamné pour faute lourde, après la destruction de prélèvements biologiques sous scellés en 2021. "Je ne lâche pas l'affaire", promet-elle.

Pour Maître Olivier Morice, l'avocat de Sylvaine Grévin, cette mise en examen a minima, pour violences et non pour meurtre, est le signe que l'institution continue à couvrir ses erreurs passées. "On a les moyens de le mettre en cause pour homicide volontaire. Mais on ne veut pas le faire pour protéger l'institution", assure-t-il. Il va engager des actions pour que les magistrats répondent de la façon dont ils ont géré ce dossier.

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