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Cyberattaque au ministère de l'Intérieur : des "dizaines de fichiers" sensibles volés par des hackers

Des pirates informatiques ont réussi à pénétrer les systèmes du ministère de l'Intérieur, compromettant potentiellement des données sensibles. Le ministre Laurent Nunez a confirmé que plusieurs fichiers confidentiels ont été extraits.

Le ministère de l'Intérieur (illustration).

Crédit : Ludovic Marin / AFP

AFP & Eléonore Aparicio

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Des hackeurs ont infiltré les serveurs informatiques du ministère de l'Intérieur, a appris RTL auprès de Laurent Nuñez, vendredi 12 décembre. Après avoir d'abord indiqué que ses services n'avaient pas remonté de "traces de compromissions graves", le ministre de l'Intérieur a déclaré, mercredi 17 décembre, que "quelques dizaines de fichiers" confidentiels ont été "extraits" lors de cette attaque.

Selon les informations dont dispose le ministère, le Traitement d'antécédents judiciaires (TAJ) et le Fichier des personnes recherchées (FPR) ont notamment été "consultés", "des fichiers importants pour nous", a expliqué le ministre sur franceinfo. "On ne connait pas encore l'ampleur de la compromission, on ne sait pas ce qui a été extrait : à date, quelques dizaines de fichiers ont pu être sortis du système mais on parle de millions de données".

Des mots de passe échangés par messagerie

La semaine dernière, "un individu ou un groupe d'invididus" se sont introduits "pendant plusieurs jours" dans les systèmes informatiques du ministère de l'Intérieur "en utilisant les messageries", en passant par des boîtes professionnelles pour récupérer des codes d'accès.

Selon nos informations, l'attaque a initialement ciblé un service local en Charente-Maritime, il pourrait s'agir soit la police, soit la gendarmerie. "Une personne a pu accéder à des fichiers en utilisant des mots de passe qui n'auraient pas dû être échangés sur des messageries, en clair", a détaillé le ministre, déplorant "des imprudences".

Une enquête confiée à l'Office anti-cybercriminalité

"On continue à investiguer (...) on a saisi immédiatement la justice, on a saisi la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés, ndlr) comme la loi nous l'impose et puis il y a une enquête administrative que j'ai demandée", a poursuivi Laurent Nuñez.

À écouter aussi

Récemment, un groupe de hackers a revendiqué cette attaque, affirmant sans preuves avoir accédé aux données de plus de 16 millions de personnes provenant des fichiers de police. L'enquête a été confiée à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC).

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