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Crime de La Clayette : la seconde affaire Jacqueline Sauvage

DOCUMENT RTL - Valérie, incarcérée pour avoir assassiné son mari après de nombreuses années de violences conjugales, "ne mérite pas d'être condamnée", pour Maître Tomasini, l'ancienne avocate de Jacqueline Sauvage.

Un rassemblement de soutien à Jacqueline Sauvage en 2015
Un rassemblement de soutien à Jacqueline Sauvage en 2015
Jean-Alphonse Richard
Jean-Alphonse Richard Journaliste RTL

C'est une nouvelle affaire sur laquelle planchent les anciennes avocates de Jacqueline Sauvage. Valérie, 37 ans et mère de quatre enfants, explique avoir tué son mari en raison des violences conjugales extrêmes qu'elle subissait. Depuis 14 ans, des coups, des viols, et même une obligation à se prostituer. Valérie, incarcérée depuis deux mois à Dijon, ajoute qu'elle craignait que son époux s'en prenne désormais à leur fille. Des proches ont alerté les avocates de Jacqueline Sauvage

"L'affaire, pour nous, est emblématique de ce que vivent les femmes victimes de violences conjugales, de l'emprise de cet homme qui la traitait comme une esclave", explique Maître Nathalie Tomasini. "Il est certain que cette femme était psychotraumatisée depuis des années et que le passage à l'acte a été provoqué par cette espèce d'explosion de ce qu'on appelle la mémoire traumatique", ajoute l'avocate. 

Les enfants défendent leur mère et certains témoignages ont confirmé les violences au sein du foyer. Le mari, Daniel, 63 ans et chauffeur-routier, avait été abattu d'une balle dans la tête. L'homme avait déjà été condamné dans les années 90 pour l'avoir violée, lorsqu'elle n'avait que 13 ans et qu'il était le compagnon de sa mère.

Une seconde affaire Sauvage ?

Les deux avocates spécialisées dans les affaires de violences conjugales, qui avaient défendu Jacqueline Sauvage, ont donc proposé leurs services à Valérie. Cette femme est incarcérée depuis deux mois pour avoir assassiné son mari, dans l'affaire baptisée "crime de La Clayette". Une affaire qui n'est pas sans rappeler celle de Jacqueline Sauvage, graciée par le président de la République François Hollande en décembre 2016.

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"On est un cran au-dessus dans l'horreur, explique toutefois maître Nathalie Tomasini. Des actes d'inceste, des violences physiques, psychologiques, une emprise qui s'étend sur plusieurs années... On est au-delà. Il est clair que cette femme ne mérite pas d'être condamnée et certainement pas à une peine sévère".

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