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Condamnés pour terrorisme, 12 prisonniers libérés "d'ici la fin de l'année", dit Darmanin

Gérald Darmanin a annoncé que douze détenus condamnés pour terrorisme vont être libérés d'ici la fin de l'année. Le ministre de l'Intérieur assure qu'il existe des "solutions pour que ces personnes restent sous surveillance".

Une cellule de prison (illustration)
Une cellule de prison (illustration)
Crédit : AFP
Bastien Hauguel & AFP

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin l'a annoncé au cours d'un long entretien au Parisien paru dimanche 15 novembre : douze détenus condamnés pour terrorisme vont être libérés d'ici la fin de l'année. "Depuis 2015, 150 détenus condamnés pour terrorisme pour avoir été liés à des terroristes sont sortis. 83 ont été libérés en 2020 (...) Il y a ensuite 64 libérations prévues en 2021, 46 en 2022 et 33 en 2023", précise l'actuel occupant de la place Beauvau.

Comme l'indique Gérald Darmanin, il est impossible d'"enfermer des gens qui ont purgé leur peine". Mais, d'après le ministre de l'Intérieur, il existe plusieurs solutions pour pouvoir surveiller de près ces détenus libérés. "Une loi doit être votée pour nous donner les armes afin de continuer à surveiller ces personnes quand ils sont Français tout en respectant l'État de droit (...) Quant aux étrangers, ils doivent être expulsés", explique-t-il au Parisien.

Dimanche, dans un entretien au Journal du Dimanche, le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a estimé de son côté que la lutte antiterroriste "ne peut conduire à rayer d'un trait de plume libertés et droits fondamentaux". "Ne nous trompons pas : compte tenu de la nature du terrorisme, est-ce par une révision de la Constitution qu'on va remporter ce combat indispensable ? (...) En tout cas, gardons-nous de sacrifier dans cette lutte les valeurs qui nous différencient fondamentalement de ceux qui nous attaquent, à commencer par le principe de dignité de la personne humaine", a-t-il ajouté.

Plusieurs censures du Conseil constitutionnel

Certains, comme la présidente de la commission des Lois de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (LREM), ont considéré en début de semaine que le Conseil Constitutionnel "a tout intérêt à évoluer" dans ses pratiques et sa composition. En août dernier, la haute juridiction avait notamment censuré une proposition de loi émise par les députés de la majorité sur le suivi des personnes condamnées pour des faits terroristes sortant de prison.

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