1 min de lecture Recherche

Chercheur licencié pour des liens avec l'ultra-gauche : la justice tranche

La justice a donné raison à un chercheur du CNES de Toulouse, qui avait été licencié en raison de liens présumés avec l'ultra-gauche.

Thomas Sotto RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
>
Chercheur licencié pour des liens avec l'ultra-gauche : la justice tranche Crédit Image : REMY GABALDA / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Alice Moreno
édité par Coline Daclin

Viré car soupçonné d'avoir des liens avec l'ultra-gauche. C'est ce qui est arrivé à un ingénieur du Centre national d'études spatiales de Toulouse (CNES). Mais l'homme a aussitôt contesté son licenciement, et la justice lui a donné raison.

L'alerte lancée par la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure, se résumait en effet à une note très brève : "Monsieur X est connu de la DGSI pour être apparu en 2010 et 2017 en relation avec le mouvement de l'ultra-gauche radicale". Mais le service ne dispose pas d'éléments complémentaires sur ce dossier. 

L'alerte est toutefois apparemment suffisante pour justifier son licenciement du CNES en juin 2019. Le centre d'étude spatiale peut en effet recueillir des données sensibles : télécommunications hautement sécurisées, écoutes, surveillance de l'espace... 

Pour l'avocat de l'ingénieur, Raphaël Kempf, cette décision est incompréhensible : "Là on est dans le cas d'une police politique, qui s'intéresse aux opinions présumées des gens. Lui ne sait même pas ce que c'est que l’ultra-gauche", assure-t-il au micro de RTL. "C'est une perte pour lui, parce qu'il se retrouve au chômage, mais c'est également une perte pour la nation française et pour le CNES", soutient encore l'avocat, qui parle d'un homme "brillant".

À lire aussi
justice
Jihadistes en Irak : "La France avait la compétence pour les juger", estime Brisard

Son client nie donc en bloc tout lien avec l'ultra gauche. Le tribunal administratif de Toulouse a conclu que les faits qui lui étaient reprochés ne relevaient pas du secret défense, et lui a donc donné raison. Une audience en appel doit tout de même se tenir dans les prochains mois. En attendant, l'ingénieur est toujours sans emploi.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Recherche Justice française Licenciement
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants