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"Ces spectacles barbares " : lors de son procès, Jeremstar dit ne pas "regretter" son action contre la corrida à Nîmes

Le célèbre influenceur comparaissait, ce jeudi 2 avril, devant le tribunal correctionnel de Nîmes après avoir fait irruption sur la piste des arènes lors d'une corrida en septembre 2025. Avec deux autres prévenus, il risque jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende pour cette action militante contre la tauromachie.

Jeremstar à son arrivée à son procès au tribunal correctionnel de Nîmes, le 2 avril 2026, où il est jugé pour être entré dans l'arène après avoir interrompu une corrida en septembre dernier.

Crédit : Gabriel BOUYS / AFP

Jérémy Descours & AFP

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Des amendes comprises entre 5.000 et 6.000 euros ont été requises, ce jeudi 2 avril, contre Jeremstar et deux autres prévenus, jugés devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Les trois hommes sont poursuivis après l'irruption de l'influenceur sur la piste des arènes en septembre 2025, en pleine corrida. Ils encourent jusqu'à un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.

À la barre, Jeremstar, de son vrai nom Jérémy Gisclon, est revenu sur les faits. "C'est moi qui ai décidé de sauter après la mise à mort du taureau, où le torero porte lâchement le coup final", a-t-il expliqué. "Il n'y a pas eu de trouble de la compétition puisque le taureau était déjà mort" a ajouté le blogueur de 39 ans aux 2,5 millions de followers sur Instagram et 2,9 millions sur TikTok.

L'influenceur a expliqué que le but de son action, organisée avec des associations, était de "dénoncer ces spectacles barbares", répétant "ne pas regretter" son action.

Une intrusion sanctionnée par la loi

Au début de l'audience, Jeremstar portait un t-shirt sur lequel était inscrit "Torturer des taureaux est un crime", que la présidente du tribunal lui a demandé de retirer. Quelques minutes auparavant, l'homme de 39 ans a été accueilli devant le tribunal, situé juste à côté des arènes, par plusieurs centaines de fans.

Les faits sont juridiquement qualifiés d'"entrée illégale dans une enceinte sportive troublant le déroulement de la compétition", selon le code du sport. Outre l'amende et la peine de prison encourues, une interdiction d'accès aux enceintes sportives pourrait également être prononcée.

De son côté, l'avocat de la société organisatrice des spectacles tauromachiques, partie civile, a dénoncé l'action des prévenus : "Sous une apparence de banalité, de pacifisme, il y a quand même un comportement vindicatif défiant l'ordre public". 

La question du statut de la corrida

Au-delà du cas individuel de Jeremstar, le tribunal devra trancher une question de fond : les spectacles tauromachiques peuvent-ils être considérés comme des compétitions sportives ? Un point contesté par les militants anticorrida.

La corrida, tradition d'origine espagnole, continue de susciter de vifs débats en France entre défenseurs d'une "tradition culturelle régionale" et opposants au nom de la cause animale.

Selon le code pénal, "exercer des sévices graves ou commettre un acte de cruauté envers un animal domestique ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende", des dispositions qui "ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée", ce qui est notamment le cas à Nîmes, l'une des principales villes taurines de France.

Le jugement a été mis en délibéré au 9 juin.

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