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Cergy : des étudiants de l'ESSEC déclenchent une fausse alerte terroriste

Des étudiants ont fait croire à la présence de terroristes dans la résidence universitaire de Cergy. Un lourd dispositif policier a été déployé pour rien.

Des policiers du Raid (illustration)
Des policiers du Raid (illustration) Crédit : BORIS HORVAT / AFP
François Quivoron
François Quivoron

Une blague de mauvais goût aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Une fausse alerte terroriste a été lancée par un groupe d'étudiants de l'ESSEC, l'école de commerce basée à Cergy, où une opération de police a été déclenchée dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 septembre, rapporte Le Parisien.

C'est lors d'une fête dans la résidence universitaire que la fausse alerte a été donnée. Des jeunes ont fait croire à la présence de terroristes dans l'enceinte de l'école. Un étudiant, terrifié par des supposés cris "allah akbar" dans les couloirs et par le déclenchement de l'alarme incendie, a averti la police. 

Les forces de l'ordre ont alors déployé un gros dispositif. Une trentaine d'hommes de la brigade anticriminalité, lourdement équipés, ont pénétré dans le bâtiment et découvert qu'il n'y avait aucune menace. Un étudiant, contacté par Le Parisien ce mercredi, confirme la "blague".

Nous avions des policiers qui pouvaient tirer

Frédéric Lauze, directeur de la police du Val-d'Oise
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Mais ce genre d'humour n'a pas du tout plu à Frédéric Lauze, le directeur de la police du Val-d'Oise : "Nous prenons cette affaire très au sérieux. Le terrorisme a fait 260 morts ces dernières années ! On est en pleine période d’état d’urgence. Il ne se passe pas une semaine sans qu’il y ait, en France, en Europe, une mobilisation sur des actes terroristes. Ce n’est pas une plaisanterie. Nous avions des policiers qui pouvaient tirer. Il pouvait y avoir une méprise avec des gens qui courent."

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"Nous avons mobilisé en nombre des fonctionnaires. Ce sont ces mêmes fonctionnaires qui n’ont pas pu intervenir après des appels à police secours. Police secours, c’est 800 à 900 appels par jour. Des gens en détresse, qui nous appellent à l’aide, à qui on ne répond pas", a fermement insisté Frédéric Lauze.

Une enquête judiciaire a été ouverte, avec de possibles poursuites pénales pour les auteurs de cette fausse alerte, qui n'ont pas encore été identifiés. Cette affaire assure aussi une mauvaise publicité à l'Essec, qui a décidé d'ouvrir une enquête interne.

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