2 min de lecture Chine

Centrales survolées par des drones : les moyens envisagés pour les empêcher

ÉCLAIRAGE - Alors que la Chine a mis au point un laser pour les détruire, la France autorise ses gendarmes à les abattre avec un fusil à pompe.

La centrale nucléaire de Cattenom en Moselle le 17 août 2013.
La centrale nucléaire de Cattenom en Moselle le 17 août 2013. Crédit : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP Archives
Romain Renner
Romain Renner
et Benjamin Hue

En l'espace d'un mois, treize des dix-neuf centrales nucléaires du pays ont été survolées par des drones. EDF a porté plainte mais minimise la menace. Le gouvernement affirme qu'il mobilise tous ses moyens mais refuse de se montrer alarmiste. Les écologistes (associations et représentants politiques) pointent le risque que font peser ces engins pour la sécurité intérieure et celle des populations qui vivent à côté des sites nucléaires.

Les drones sont désormais dans le viseur de plusieurs pays, qui envisagent toutes les solutions possibles pour les empêcher de survoler des zones interdites.

Le laser chinois

La Chine a mis au point un laser capable d'atteindre les drones en plein vol. Les cibles ne doivent toutefois pas voler au-dessus de 500 mètres d'altitude et leur vitesse ne peut excéder 180 km/h. Le laser serait toutefois capable de toucher son objectif sur un rayon de deux kilomètres.

Selon l'agence Chine nouvelle, le laser, qui a réussi ses tests, pourrait être installé sur des véhicules. Il ne lui faut que cinq secondes pour identifier et détruire un drone. "Jusqu'à présent, abattre des drones était le travail de snipers et d'hélicoptères mais leur précision n'était pas garantie", explique un ingénieur pour justifier le développement de ce laser.

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Centrales survolées par des drones : les moyens envisagés pour les empêcher Crédit Média : Ludovic Ehret | Durée : | Date :

Le détecteur américain de drones

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La société APlus Mobile s'est, elle, penchée sur la confection d'un détecteur de drones. Il serait capable de détecter l'arrivée d'un drone dans un rayon de quinze mètres. Une très faible zone pour un produit qui n'a, pour le moment, pas trouvé les moyens de réunir les fonds nécessaires à son développement.

Le fusil à pompe pour la France et les États-Unis

La France a autorisé les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie à faire usage de fusils à pompe pour abattre les drones qui approcheraient des centrales. La société Silencerco se sert d'ailleurs de la lutte contre les drones pour assurer la promotion de ses silencieux pour fusils à pompe, grâce à son personne de "Johnny, le chasseur de drones".

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Johnny, le chasseur de drones

Le brouilleur d'ondes à l'étude

Les centrales nucléaires pourraient être équipées de caméras capables de détecter les mouvements des drones ainsi que des appareils brouilleurs d'ondes qui rendraient le drone incontrôlable. Le Figaro, qui évoque cette possibilité, fait état d'une "facture colossale" pour la mise en place de ce dispositif.

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