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Cannabis : "Le premier interdit est éducatif", souligne le docteur Couteron

INVITÉ RTL - Jean-Pierre Couteron, psychologue et président de la Fédération Addiction, remet en question l’amende voulue par le gouvernement contre les usagers de cannabis.

Le professeur Jean-Pierre Couteron le 19 août 2010 à Paris.
Le professeur Jean-Pierre Couteron le 19 août 2010 à Paris.
Crédit : PIERRE VERDY / AFP
Cannabis : "le premier interdit, c'est l'interdit éducatif" souligne le docteur Couteron
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Cannabis : "le premier interdit, c'est l'interdit éducatif" souligne le docteur Couteron
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Stéphane Carpentier & Christelle Rebière

La garde des Sceaux Nicole Belloubet a présenté ses "chantiers" pour la justice jeudi 5 octobre lors d'un déplacement avec le Premier ministre Édouard Philippe à Nantes. Parmi toutes les mesures attendues, la forfaitisation de l'usage de stupéfiants fait déjà débat. Formellement, cet usage resterait un délit aux yeux de la loi, mais on sanctionnerait de manière immédiate l’usage de cannabis par une amende, sans passer par la case commissariat et tribunal.

Si 78% des internautes se sont prononcés en faveur de cette mesure sur RTL.fr à la mi-journée, Jean-Pierre Couteron, psychologue et président de la Fédération Addiction, se montre beaucoup circonspect sur l’antenne de RTL : "Je suis opposé [à cette réforme] parce qu’il ne s’agirait pas de contravention, mais d’une amende forfaitaire, c’est à dire qu’elle garderait la pénalisation, avec la peine de prison de la peine d’avant, et on n’irait pas vers une politique plus pragmatique dont on a besoin."

Un effort à faire sur la prévention et l'éducation

Ce psychologue spécialiste des problématiques liées aux addictions avait d’ailleurs été reçu par la mission d’information parlementaire chargée de plancher sur le sujet. "Le premier interdit, c’est l’interdit éducatif, et il faut travailler avec les familles", souligne-t-il en mettant en avant qu’il y a "17 millions de personnes qui expérimentent" et "4,6 millions de personnes qui ont des usages réguliers de cannabis ".

S’il reconnaît que la pénalisation actuelle du cannabis a tendance à "submerger la justice", il regrette que le gouvernement ne prenne d’inflexion suffisante dans sa politique : "pendant ce temps là on ne fait pas la politique de prévention et d’éducation qui est nécessaire". "On est dans un fantasme", lâche-t-il en comparant la gestion actuelle de ce problème de santé publique à "la ligne Maginot" ou encore au "tonneau des Danaïdes".

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