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"C'est criant de manque d'empathie" : au procès du meurtre d'Agnès Lassalle, l'adolescent accusé reste "très superficiel"

Ce mardi 21 avril 2026 s'est ouvert le procès du présumé meurtrier d'Agnès Lassalle, professeur d'espagnol poignardée à Saint-Jean-de-Luz en 2023. RTL a pu rencontrer les avocats de l'ancien compagnon de la victime. Ils décrivent une froideur de l'adolescent jugé qui tranche avec l'émotion de ses parents, présents lors de cette première journée d'audience.

Stéphane Voirin (à droite) discute avec ses avocats devant la cour d'assises de Pau, ce mardi 21 avril 2026.

Crédit : Gaizka IROZ / AFP

"C'est criant de manque d'empathie" : au procès du meurtre d'Agnès Lassalle, l'adolescent accusé reste "très superficiel"

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Philippe De Maria & La rédaction numérique de RTL

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Le meurtre d'Agnès Lassalle, cette professeure d'espagnol poignardée en plein cours à Saint-Jean-de-Luz, a bouleversé la France en 2023. Le meurtrier présumé, un élève de 16 ans au moment des faits, est depuis ce mardi 21 avril 2026 au matin jugé par la cour d'assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques. 

En marge de ce procès à huis clos, RTL a pu s'entretenir avec les avocats de Stéphane Voirin, l'ancien compagnon de l'enseignante. Maître  France Deiss-Rabbé et Maître Binet décrivent l'attitude peu loquace du jeune accusé lors de cette première journée d'audience. 

"Il reste très superficiel"

"C'est criant de manque d'empathie. Il est incapable de formuler tout simplement un moindre mot sur Agnès Lassalle et Stéphane Voirin", observe Me Binet. Selon France Deiss-Rabbé, le jeune accusé "s'exprime très bien" et a remarqué sa "vraie intelligence" et son "éducation". "Il est capable de donner le change mais on ne sait pas vraiment qui il est (…) Il reste très superficiel", ajoute l'avocate. 

Lors de cette première journée, les éléments de réponse auront été davantage apportés par les parents de l'accusé qui, eux, ont tranché avec l'attitude de leur enfant. Le père, pris d'émotion, était "effondré" de la douleur qu'a pu provoquer son fils, selon les termes de Me Binet. 

"On voit que ce sont des parents qui ont énormément réfléchi pendant trois ans. C'est très douloureux pour eux", se souvient Me France Deiss-Rabbé. Selon elle, ils parlent de leur fils "avec la conscience de la gravité, sans être capables de donner la moindre explication". 

Le procès, qui s'est ouvert ce matin à Pau, doit prendre fin jeudi 23 avril 2026.

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