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L214 révèle les pratiques dans un abattoir Bigard, n°1 de la viande bovine

RÉACTION - Thomas Saïdi a réussi à se faire embaucher en Saône-et-Loire dans un abattoir du groupe Bigard. "J'entendais des animaux meugler : ça, ce sont des signes clairs de reprise de conscience", explique-t-il.

Des carcasses de bovins dans un abattoir de Haguenau le 21 juillet 2016
Des carcasses de bovins dans un abattoir de Haguenau le 21 juillet 2016
Crédit : FREDERICK FLORIN / AFP
Bigard : un militant L214 révèle les pratiques dans un abattoir du n°1 de la viande bovine
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Gregory Fortune
Gregory Fortune

Nouvelle plainte de L214 contre un abattoir. L'association de défense des animaux a diffusé jeudi 28 octobre dans la matinée une nouvelle vidéo choc tournée par un de ses militants. Thomas Saïdi a réussi à se faire embaucher en Saône-et-Loire dans un abattoir du groupe Bigard, le numéro 1 de la viande bovine en France. Moins de 2% des animaux y sont contrôlés après avoir été égorgés et beaucoup sont toujours conscients. 

"Déjà, ce qui m'a marqué, c'est qu'au bout d'une semaine j'étais en totale autonomie alors que je n'ai aucun diplôme, que je n'étais absolument pas compétent pour ce poste, explique-t-il. À chaque fois, je voyais des animaux qui relevaient la tête alors qu'ils étaient accrochés par une une patte. J'entendais des animaux meugler : ça, ce sont des signes clairs de reprise de conscience".

"À chaque fois que j'en parlais à mes collègues et aux vétérinaires, on me disait 'mais non, ne t'en fais pas, ça c'est nerveux, c'est un réflexe naturel', poursuit Thomas Saïdi. Et donc on minimisait un peu la chose. Sauf qu'après, moi j'ai vu les vidéos, je les ai montré à des experts et c'est assez clair : il y a des cas de reprise de conscience".

Les services vétérinaires sont parfaitement conscients que ce n'est pas conforme

Thomas Saïdi, militant L214

"Dans les faits, nous, services vétérinaires, on inspectait que 5 à 10 bovins par jour au niveau de l'abattage. Ça correspond à 1 à 2% des bovins tués. Les services vétérinaires sont parfaitement conscients que ce n'est pas conforme à la réglementation puisqu'on doit tous les inspecter. Mais leur réponse, c'est qu'il y a un manque de personnels et ils sont un peu impuissants face à ça".

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Contacté par RTL, le groupe Bigard n'a pas souhaité réagir. Le ministère de l'Agriculture ordonne une enquête dès jeudi 28 octobre dans la soirée sur les pratiques de cet abattoir.

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