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Bébé secoué à Montrouge : une nounou et son mari mis en examen

L'assistante maternelle avait prétexté un malaise de l'enfant lorsqu'elle était arrivée à l'hôpital en novembre. Le bébé est décédé en fin de semaine dernière.

Une voiture de police (Illustration).
Une voiture de police (Illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Eléanor Douet & AFP

Une assistante maternelle de Montrouge dans les Hauts-de-Seine et son mari ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire a-t-on appris jeudi 24 décembre de source judiciaire. Ils sont soupçonnés d'avoir violemment secoué Augustin, un petit garçon de dix mois, décédé d'une hémorragie interne en fin de semaine dernière. L'enfant avait été admis le 24 novembre dans le service de soins intensifs de l'hôpital Necker à Paris. L'assistante maternelle qui le gardait à son domicile de la banlieue sud de Paris, AVAIT évoqué "un malaise" lorsqu'elle avait conduit le bébé à l'hôpital. 

"Mais dès que les parents sont arrivés à l'hôpital, on leur a parlé d'un syndrome du 'bébé secoué", a expliqué à l'avocat des parents de l'enfant, Me Pierre de Combles de Nayves. Une opération du cerveau pour résorber une hémorragie interne et plusieurs jours d'hospitalisation n'ont permis de sauver le bébé.

L'information judiciaire requalifiée en coups mortels

Placés en garde à vue le 28 novembre, l'assistante maternelle, 54 ans, et son mari, 65 ans, ont ensuite été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, contre l'avis du parquet qui avait demandé le placement en détention provisoire de la nounou. La suspecte, qui disposait d'un agrément du Conseil départemental depuis la fin des années 1990, était jusqu'alors inconnue des services de police. Ni elle, ni son mari, n'ont reconnu les faits. "La priorité absolue, c'est de comprendre ce qui s'est passé. Pour l'instant, rien n'est expliqué. Le malaise comme origine des symptômes, ça n'est pas entendable", a souligné Me de Combles de Nayves. D'abord ouverte pour coups ayant entraîné une infirmité permanente, l'information judiciaire doit être requalifiée en coups mortels sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité.

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